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Jean-Luc Melenchon rend hommage à Fidel Castro le lendemain de sa mort, le 26 novembre 2016

"Le totalitarisme vous fait croire que vivre dans l'ombre et le pessimisme, c'est normal"

4 min
À retrouver dans l'émission

Près de soixante ans après l’arrivée au pouvoir de Fidel Castro à Cuba, que reste-t-il de l’idéologie qu’il a fondée pour son peuple ? Rencontre de David Ravier avec certains de ceux qui ont vécu le castrisme de l’intérieur.

Jean-Luc Melenchon rend hommage à Fidel Castro le lendemain de sa mort, le 26 novembre 2016
Jean-Luc Melenchon rend hommage à Fidel Castro le lendemain de sa mort, le 26 novembre 2016 Crédits : Patrick Kovarik - AFP

L’idéologie, tout comme le personnage, divise le pays. Pour les uns, l’ancien dirigeant cubain est surnommé "Fidel"; c’est le révolutionnaire qui a renversé le gouvernement de Fulgencio Batista en 1959, celui qui a instauré l’école gratuite, qui a mis en place le plein emploi et redistribué les richesses entre tous les habitants. Pour d’autres, il plane sur lui l’ombre de Castro, un homme tyrannique, responsable de tortures, d’assassinats, adepte de procès truqués et d’espionnage de son propre peuple.

Les artistes et les intellectuels ont été les premiers à soutenir le vent révolutionnaire à l’arrivée de Fidel Castro, ils ont aussi été les premiers à fuir lorsque leur liberté a été bafouée. Là encore, ils se manifestent lorsqu’il évoquent le castrisme.

A lire : Cuba : de l'exil à la diaspora

Joel Franz Rosell est un pur produit du système castriste

Né quelques années avant l’arrivée de Fidel Castro au pouvoir, il a pu évoluer de manière positive dans la vie grâce à ce qu'il a appris Cuba. Issu d’une famille modeste, lui, ses frères et soeurs ont pu réaliser des études supérieures grâce à la gratuité des cours. Même s’il reconnaît les dérives du système, dans l’idée, il reste séduit par la notion de communisme de Fidel Castro

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Le cinéaste Eduardo Manet

Et l’espoir de cette nouvelle vie séduit également les Cubains de l’étranger. A 30 ans et sur les conseils de son ami Tomas Gutierrez Alea, le cinéaste Eduardo Manet quitte la France pour revenir sur sa terre natale, qui était entre temps devenue selon lui « la terre de tous les possibles ». C’était en 1960, le régime de Fidel Castro n’était encore qu’à ses balbutiements. Là-bas, tout se passe bien dans un premier temps. Selon Manet, la révolution était voulue et soutenue par le peuple. S’il a été séduit au début par les idéaux castristes qui devaient rééquilibrer la société , il a ensuite pris ses distances avec le pays lorsque les relations entre Cuba et l’Union Soviétique sont devenues très étroites.

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Zoé Valdès, romancière et opposante partie en 1995

De ce rapprochement entre ces deux pays qui ont les Etats-Unis comme ennemi commun, naîtra également une filiation idéologique. Le changement de cap cubain s’accompagnera de techniques propres aux régimes totalitaires: arrestations arbitraires, élimination des opposants, surveillance et propagande. Un monde illusoire dans lequel a grandi Zoé Valdès pendant près de 35 ans. C’est grâce à un voyage professionnel à Paris, de 1983 à 1988, qu’elle parvient à ouvrir les yeux.

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"Le plus dramatique, c'est l'esprit ! Et les dégâts sont énormes."

Avec l’ouverture du tourisme et le réchauffement des relations diplomatiques avec les Etats-Unis, l’avenir des Cubains semble prendre un bon tournant, surtout depuis que Raul Castro a repris les rênes du pays en 2006 . Cependant, si Fidel Castro n’est plus, le castrisme est toujours d’actualité. Certes, pour les Cubains, la répression n’est plus aussi importante qu’au siècle dernier mais pour Armando Valdès-Zamora, maître de conférence à l’université de Créteil arrivé de Cuba en 1996, l’assouplissement des règles ne suffira pas à effacer cette idéologie des mentalités.

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Si les exilés de la communauté cubaine sont aussi prompts à réagir sur le problème du castrisme et de Fidel Castro, les internautes et les auditeurs ne sont pas en reste: la question - tout comme la photo prise lors de l’hommage que Jean-Luc Mélenchon a rendu à Fidel Castro à Paris le 26 novembre 2016 - ont suscité le débat.

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