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Abel Ferrara

45 min
À retrouver dans l'émission

Laure Adler s'entretient avec le cinéaste Abel Ferrara "J'ai eu une enfance très heureuse" L'Italie du coté de son père, l'Irlande du coté de sa mère. "Un peu comme le mariage de Joe DiMaggio et Marylin Monroe " . Bambi fut le premier film qu'il a vu. "Ca m'a effrayé" . Influencé par la Nouvelle Vague et Pasolini , il devient "totalement accro" au cinéma, dont le langage "s'apprend très vite" , en "trente minutes" . C'était une époque, les années 60 , où on attendait des gens qu'ils soient créatifs. "Je n'allais pas devenir camionneur comme mon père" . Il nous parle de son film "Bad Lieutenant" . "Au début c'était une blague (...) Vous avez des amis qui sont des camés, des drogués, des accrocs du sexe (...) Vous rassemblez toutes ces addictions, vous les collez à un seul mec et vous lui collez un badge...""A l'époque je pensais que j'avais besoin de drogue, d'alcool pour faire ce que je devais faire. Et ça c'était un mensonge (...) Ma vie a changé à 180° " Le cinéaste évoque sa spiritualité, le bouddhisme, le catholicisme, les évangiles apocryphes... des thèmes qui traversent le film "Mary" . Il évoque encore son film "Go, Go Tales" , Hollywood : "je ne veux pas être avec eux et il ne veulent pas être avec moi. Je ne veux pas tomber dans le compromis (...) Si vous voulez vous considérez comme un réalisateur, il faut se battre pour cela" "La vérité d'un jour n'est pas forcément celle du lendemain. Vous commencez à travailler sur un fait véridique et à la fin vous finissez avec une fiction (...) Chaque documentaire est un film et vice-versa" . Une opinion illustrée dans le controversé "Welcome to New York" . "Il faut avoir une équipe (...) qui croit dans le projet, qui est prête à mourir sur le chemin. J'ai ces gars et c'est fantastique..." Il poursuit sur son dernier film, "Pasolini". Le Décameron fut un choc. L'idée était là, "dans le subconscient" . *. Alors, Abel Ferrara quitte New York, s'installe à Rome , pour faire le film... "C'est chez moi maintenant". "J'aime Pasolini, car j'aime le personnage, sa passion, sa compassion (...) Je me suis impregné de lui. C'est la beauté de la réalisation : vous apprennez beaucoup et le film sort comme il sort" Et le futur ? "Je fais des films (...) Je suis bien en vie et en pleine forme" . *

Traduction : Paloma Goulemot.

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