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Alice Winocour

44 min
À retrouver dans l'émission

Réalisatrice et scénariste de Maryland (2015) et d’Augustine (2012), deux films pour lesquels elle fût récompensée à Cannes, Alice Winocour s’entretient aujourd’hui avec Laure Adler et revient sur son parcours de cinéphile et d’auteur.

Alice Winocour
Alice Winocour Crédits : Corinne Amar - Radio France

Etudiante, Alice Winocour rêvait d’être avocate pour « défendre la veuve et l’orphelin ». A cette époque déjà, le septième art n’est pas loin : « je pense que c’était peut être aussi beaucoup les films avec des avocats qui me faisaient fantasmer. ». Après des études de droit, elle est « rattrapée par le cinéma » et rejoint la FEMIS.

D’une voix légère, elle évoque ses premiers chocs cinématographiques : « le premier film qui m’a terriblement marquée dont je me rappelle —peut être parce qu’il porte mon prénom— c’est Alice dans les villes, de Wim Wenders que ma mère m’a emmenée voir au cinéma . » véritable école du regard, ce film allemand sorti en 1974, fait apparaître une multitude de détails par son rythme lent. Sa mère espérait ainsi la convaincre de choisir l’allemand comme seconde langue au collège : « finalement , j’ai quand même fait du russe, mais il n’empêche que je me souviens de mon émerveillement quand j’ai vu ce film. (…) En fait , je ne voulais pas faire d’allemand avec l’histoire de ma famille et de mon grand père qui avait été en camp de concentration »

Omniprésent, le passé familial de Alice Winocour occupe une place importante dans ses œuvres, «Je me suis pas mal intéressée par exemple au syndrome post-traumatique. J’ai lu certaines études selon lesquelles le le trauma pouvait sauter des générations. Certes, ce ne sont que des théories, on peut y croire ou pas mais c’est sûr qu’en tout cas, moi, j’ai été très marquée par cette histoire. ». Intriguée par la persistance du trauma, elle cherche à mettre cela en scène dans ses films : « je trouve intéressant de montrer toutes ces métaphores, montrer comment ce langage du corps peut parfois exprimer des choses plus profondes en fait, plus enfouies. ».

Elle trouve dans le cinéma un support idéal pour exprimer ce qui relève de l’indicible, « ce qui m’attire dans le cinéma, c’est tout cet aspect sensoriel, le cinéma comme expérience physique (…) c’est ce que j’ai cherché à faire de manière très extrême avec ce dernier film, Maryland (…), je voulais vraiment que ce soit une expérience sensorielle, qui joue beaucoup sur l’image mais aussi sur le son. Que le spectateur soit plongé dans les perceptions physiques d’un personnage (…), pouvoir être sous la peau d’un personnage, entendre ce qu’il entend, voir ce qu’il voit, sentir ce qu’il sent. »…

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