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André Téchiné

André Téchiné : l’opération magique du cinéma

45 min
À retrouver dans l'émission

Réalisateur, scénariste et critique de cinéma, André Téchiné fait « Quand on a 17 ans », une histoire de violence et d’adolescents. Le cinéaste, ancien rédacteur aux Cahier du Cinéma s'entretient avec Laure Adler.

André Téchiné
André Téchiné Crédits : EPA/MAXPPP GUILLAUME HORCAJUELO

André Téchiné se souvient son enfance, et de ce qui, alors qu’il était à l’internat, déclenche son amour pour le cinéma. « Dans l’internat où je me trouvais, (…) quand les notes étaient suffisamment bonnes, j’avais la permission de sortir le dimanche de midi à (…) cinq heures de l’après-midi. Donc j’allais au cinéma, et je ne voyais jamais la fin des films. C’était le dimanche suivant que mes parents me racontaient la fin. Donc je crois que ça a créé une sorte de frustration, (…) et a maintenu (…) un besoin d’en savoir plus. »

Pour lui, le cinéma était une « évasion », mais aussi « une sorte d’apprentissage (…) de ce que pouvaient être les relations adultes ». Lieu de nombreux fantasmes, le cinéma est pour lui une « opération magique ». « Ca m’a profondément marqué, et d’ailleurs à cette époque-là j’étais tout à fait incapable de savoir ce qu’était un bon film, un mauvais film. Il n’y avait rien de normatif dans mon approche du cinéma, j’étais tout simplement un enfant ébloui. »

Puis à 21 ans, il devient critique aux Cahiers du Cinéma, une « parole évangélique ». Critique connu pour ses jugements parfois sévères, « à cette époque-là c’était extrêmement radical nous dit-il, ce n’était pas vraiment une critique de régulation comme ça peut l’être aujourd’hui, non. Ils n’avaient pas peur de tirer des conclusions, pour le meilleur et pour le pire… »

Son passage aux Cahiers lui permet de rencontrer de nombreux cinéastes. Rivette, Godard et Marc’o dont il sera l’assistant. De fil en aiguille, et tout en apprenant à faire le cinéma, il rencontre les acteurs et actrices qui joueront dans ses films. « Marc’o m’a fait découvrir le rapport aux acteurs et c’est comme ça que j’ai connu Pierre Clémenti, Bulle Ogier, … ». Bulle Ogier avec laquelle il fera son premier film, Paulina s’en va qui sort en 1969.

André Téchiné réalise ses films avec un permanent souci de renouvellement, « à chaque fois que j’ai fait des films je les ai voulus comme des expériences différentes, chaque fois j’essayais le plus possible de m’aventurer, de marcher vers l’inconnu. (…) Mais c’est vrai qu’en même temps j’ai dû creuser le même sillon mais avec toujours un désir de voyage, et toujours le désir de découvrir une nouvelle destination»...

Bibliographie

Quand on a 17 ans

Quand on a 17 ansFidélité Films, 2016

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