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Boualem Sansal

44 min
À retrouver dans l'émission

Laure Adler s'entretient avec Boualem Sansal, romancier, essayiste algérien

Alger est à la fois "la plus belle ville du monde et la plus horrible. L'Algérie, Alger, les Algériens, ce sont toujours les extrêmes.... Le jour où ils apprendront à vivre entre les extrêmes, à ce moment-là commencera la véritable Histoire de l'Algérie..." Il parle de sa vie dans le quartier de Bellecourt , qu'il compare à une "Tour de Babel" . "On dit : Bellecourtois d'un jour, Bellecourtois pour la vie" "Les Algériens sont très étrangers l'un à l'autre. Entre l'Oranais et le Constantinois (...) c'est la même distance qu'il y a entre un Russe et un Américain (...) Mais en même temps (...) ils aiment bien vivre ensemble..." En Algérie mais aussi en France, estime-t-il "l'Islam s'est fondu dans l'islamisme (...) Les populations musulmanes ont beaucoup souffert de leur propre religion..." Il évoque son ouvrage "Gouverner au nom d'Allah" (éditions Gallimard), discute des rapports entre Islam et islamisme qui selon lui "se nourrissent l'un, l'autre" , des réactions survenues en Algérie suite aux attentats de Janvier 2015 ; réagit au concept d' "Islam des lumières"..."On s'est enfermé dans un piège. Il faut en sortir. Il faut libérer la parole (...) Pourquoi ne pourrait-on pas parler aussi de l'Islam ? Il n'y a aucune raison, tout est critiquable" Pour Boualem Sansal, ce qui vient de se produire en Europe n'est que le début. "On est pas encore entré dans le vrai problème (...) Il vient de commencer le 7 Janvier (...) En Algérie, on est passé par là (...) Le repère c'est quand ça commence chez les élites..." "On a commencé à installer le mensonge comme solution au problème de toute la société (...) Il faut aller vers les banlieues, parler avec elles, les laisser venir et tout mettre sur la table..." Mais "un débat se construit (...) C'est un énorme travail..." On ne sait pas comment l'islamisme "va évoluer..." A propos de l'islamisme : "Il n'y a pas d'Etat derrière, de penseurs... C'est comme un gaz qui s'étend partout (...) Il faut se mettre face à quelque chose qui est totalement inconnu (...) On a quelques élements, il faut mettre tout cela en commun et réfléchir (...) Cela interpelle tout le monde (...) Il faut puiser partout..." Il fonde ses espoirs sur l'Europe , à condition qu'elle soit unie...

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