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David Vallat

44 min
À retrouver dans l'émission

Laure Adler s'entretient avec David Vallat , ex-djihadiste

David Vallat
David Vallat Crédits : Corinne Amar - Radio France

Il fait parler de lui vingt ans après un engagement qu’il regrette.

« Je suis un enfant de l’école de la République. » Ses parents étaient laïcs, pas particulièrement politisés. Il arrête l’école à seize ans quand il a su que ce n’était pas obligatoire. Il a l’impression qu’il y a un décalage entre le cadre scolaire et sa façon de penser, et ne sait pas comment s’épanouir dans les études. « Je me sentais capable de réussir sans diplôme. C’était un peu prétentieux, mais on l’est un peu quand on est jeune. »

A quinze ans, il voit Nuit et brouillard à l’école. « J’ai reçu le film très violemment, je n’ai pas eu assez de décryptage des images qu’on nous montrait. »

Pendant beaucoup d’années, il passe son temps avec des amis. « J’habitais dans un espace dans la périphérie de Lyon. Et au bout d’un certain moment, quand on n’a pas de voiture, on n’a pas grand-chose à faire. »

Il se dit alors qu’il a trois options : soit le banditisme, soit le prolétariat, soit le retour aux études. A dix-neuf ans, il se convertit à l’islam. « Beaucoup de mes amis étaient musulmans mais en savaient peu sur leur propre religion. » Il commence alors à lire des ouvrages sur l’islam, et surtout le Coran. « J’avais besoin de connaître la culture et les croyances de mes amis. » C’est plus tard qu’il bascule dans le politique.

Les événements de Bosnie le poussent à partir pour combattre. « C’est sur place que je me suis radicalisé... »

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