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Dominique Fernandez

Dominique Fernandez: la passion de l'Italie

45 min
À retrouver dans l'émission

Laure Adler rencontre Dominique Fernandez. Ecrivain et membre de l’Académie française, grand voyageur, il est l’auteur de « Correspondance indiscrète » (ed. Grasset, 2016).

Dominique Fernandez
Dominique Fernandez Crédits : Corinne Amar

On dit parfois de Dominique Fernandez qu’il possède un fort esprit de contradiction : « Oui c’est vrai ! (…) Pour des raisons à la fois familiales, personnelles, je me suis toujours considéré en marge, marginal, dès l’âge de dix, onze ans.(…) Je me sentais différent. Sans doute à cause de mon homosexualité.»

"Ce que l’on appelle une vie de famille, je n’en ai pas eu."

Son enfance ne fut pas facile, « Mes parents étaient séparés quand j’avais trois, quatre ans je crois ; donc moi, je n’ai presque pas connu mon père. (…) J’ai vécu avec ma mère qui était très sévère, très puritaine et, donc, ça aussi c’est un facteur d’isolement. (…) Ce que l’on appelle une vie de famille, je n’en ai pas eu. »

"Il y avait un art de vivre, un art du bonheur."

Lors d’un voyage, alors étudiant, il découvre l’Italie, pays avec lequel il tissera des liens intimes « Tout était plus beau et en plus, plus agréable. Il y avait un art de vivre, un art du bonheur.(…) Je suis parti avec des étudiants voir le Pape, (…) un voyage d’étudiants pas cher, et donc je me suis agrégé à ce groupe. (…) C’est à cette occasion que j’ai découvert Rome et puis Florence, et c’était un émerveillement absolu. »

"La moitié de ma vie s’est passée en Italie."

« Quand je suis allé à vingt ans en Italie, ça a été une renaissance, ou même une naissance. Je suis né. J’ai décidé de changer mes études. (…) J’avais tellement envie, tellement besoin de vivre en Italie. J’ai appris l’italien et en ai fait mon métier même. (…) La moitié de ma vie s’est passée en Italie. »

"Comment est-ce qu’il a basculé dans la collaboration? Ça reste un mystère."

De son père, il garde un souvenir ambivalent, puisque, malgré l’amour qu’il lui porte, Dominique Fernandez n’a jamais réussi à comprendre son engagement fasciste. « Mon père est mort en 44, le 2 aout 44, il était collabo, il était passé du communisme au fascisme. (…) Marguerite Duras avait dit qu’elle est devenue communiste comme mon père est devenu fasciste : pour résoudre leurs problèmes personnels. (…) Moi je n’ai pas élucidé le mystère de sa conversion au fascisme. Qu’un homme qui était ami de Gide, de Malraux, de Paulhan, de Mauriac, tous ces gens qui étaient plutôt dans la résistance. Comment est-ce qu’il a basculé dans la collaboration, ça reste un mystère. Je l’admire plutôt pour son travail de critique (…), mais j’ai toujours condamné son action politique. J’ai écrit six-cent pages pour me l’expliquer et je n’ai toujours pas compris. »…

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