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Etel Adnan

44 min
À retrouver dans l'émission

Laure Adler s'entretient avec Etel Adnan , artiste
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Etel Adnan Crédits : Corinne Amar

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Elle évoque toutes les langues qui ont accompagné sa jeunesse au Liban : « Ma mère était grecque de Turquie et mon père était né à Damas. Chez moi, on parlait turc et ma mère me parlait grec. J’ai appris le français du fait que les écoles étaient strictement de langue française. Et j’ai appris l’arabe dans la rue. Puis plus tard, en allant étudier aux Etats-Unis, j’ai pu assimiler l’anglais. »

Elle se remémore son passage dans les universités américaines, Berkeley et Harvard, où il y avait encore peu de femmes étudiantes, et presque aucune enseignante : « A Harvard, nous n’étions que deux dans le département d’art. Quand on posait une question, les professeurs ne répondaient même pas. » C’est la révolution des années 1960 qui va changer la situation.

Le Musée du Louvre a été déterminant dans son éveil à l’art. Etudiante à Paris, elle passait ses journées à parcourir les rues et finissait souvent au Louvre, une véritable révélation pour elle. « Aller au Louvre pour moi, c’était comme aller au cinéma. A ma toute première visite, j’ai vu la Victoire de Samothrace à l’entrée et ce fut une révélation. Puis ce fut la Vénus de Milo. Je tournai autour d’elle, cet objet de chair et de pierre, comme un papillon autour de la lumière. »

Elle évoque sa technique picturale au couteau : « Je suis très sensible au rôle des objets dans notre vie. Le fait que j’utilise toujours un couteau fait que j’obtiens presque toujours des aplats dans ma peinture », et partage sa vision même de la peinture : « Tout le monde peut peindre, même si cela ne veut pas dire que tout le monde soit Picasso. Mais la peinture est un véritable langage... »

Elle est également poétesse. Sa poésie parle beaucoup de la guerre et de l’histoire contemporaine. « J’ai très souvent voulu penser à autre chose, mais les conflits sont récurrents. Les guerres, ce sont des éclatements de vie et de familles, et j’ai vécu ces éclatements à répétition. » Elle terminera sur le rôle-clé du hasard…

Intervenants
  • poète américano-libanaise, écrivaine et artiste visuelle
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