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Hommage à Manoel de Oliveira

45 min
À retrouver dans l'émission

En hommage au grand cinéaste disparu jeudi 2 avril, à l'âge de 106 ans, rediffusion de l'émission Hors-Champs du 12 mai 2011 avec Manoel de Oliveira .

« En France, on m’appelle monsieur Oliveira, en Italie, on me surnomme Maître Oliveira, au Portugal, on me dit juste ‘Manoel’, c’est plus convivial. »

Cinéaste prolifique, il estimait pourtant qu’« un film par an, c’est très peu » . Il avait toujours deux ou trois films d’avance en tête.

Il arrivait à décrire de l’intérieur les émotions des destins féminins. Dans son cinéma, « les femmes tendent vers l’absolu, les hommes un peu moins » .

Pour quelques-uns de ses films, il a essayé de s’occuper de tout, mais s’est rendu compte de la spécificité et de l’importance de tous les métiers de cinéma : « c’est un peu comme pour une cathédrale, on s’intéresse toujours aux pierres, mais on ne pense jamais à ceux qui les ont montées » .

Pour lui, le cinéma c’est « la résurrection des morts » . Depuis l’invention du cinéma, ce n’est pas vraiment la vie humaine qui a changé, ce sont seulement les techniques. « Lumière a inventé le cinéma, Méliès, les effets spéciaux, et Max Linder, le comique. C’est tout. L’homme n’a pas changé depuis. La condition humaine, c’est la même. » Ces techniques qu’on ne cherche qu’à faire évoluer, c’est une volonté de l’homme « de prendre la place de Dieu »

Le cinéma muet, c’est comme un rêve : « Dans nos songes, on ne voit pas les couleurs et on n’entend pas les sons. La couleur et le son ont apporté un réalisme total au cinéma. » Manoel de Oliveira pense que le cinéma est éternel : « Le cinéma, c’est le miroir de la vie."

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