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Jacques Julliard à Paris en janvier 1996.

Jacques Julliard : "Ma vocation, c'était la politique"

44 min
À retrouver dans l'émission

Laure Adler reçoit Jacques Julliard, journaliste et essayiste pour évoquer son parcours, ses convictions politiques et parler de son livre "Les gauches françaises : 1762-2012 : Histoire, politique et imaginaire".

Jacques Julliard à Paris en janvier 1996.
Jacques Julliard à Paris en janvier 1996. Crédits : Louis MONIER/Gamma-Rapho - Getty

Jacques Julliard historien et journaliste se raconte dans l'émission "Hors-champs". Il parle de son parcours "en zigzag" quant à ses fonctions mais "assez rectiligne du point de vue politique". S'il a renoncé à faire de la politique, raconte-t-il, c'est à cause de la guerre d'Algérie alors qu'il se retrouve en 1959 au milieu des combats : c'est à ce moment-là que "la rupture violente s'est faite avec les socialistes". "Je me suis juré que je ne ferai jamais de politique au sens où précisément on est amené à parler du socialisme et à pratiquer la torture." Son goût de la politique s'est alors traduit d'une part par la réflexion intellectuelle et d'autre part le syndicalisme. Il explique pourquoi il se qualifie de "socialiste religieux".

L'historien de la gauche livre son regard sur la place de l'opinion actuellement dans nos sociétés démocratiques et selon lui, "il faut faire une place aux citoyens en dehors des périodes électorales". C'est ce qui l'avait beaucoup séduit chez Ségolène Royal, l'idée de la démocratie participative : "Elle a été la femme du moment." Il analyse la crise des trois piliers de la démocratie française : le suffrage universel, les partis politiques et le parlement. Dans son dernier monumental ouvrage Les gauches françaises. 1762-2012 : Histoire, politique et imaginaire, il dit avoir "essayé de faire un livre sans préjugés".

Le populisme est le danger actuel selon lui et il réagit à l'acharnement médiatique contre la figure de François Hollande dont il prend la défense, "la principale faiblesse de François Hollande, c'est le parti socialiste".

Ce qui me fait vibrer, c'est que je n'ouvre jamais mon poste de radio sans un petit pincement au coeur. Autrement dit, je suis tétanisé par l'événement. [...] Il y a deux choses qui me font vibrer : c'est l'événement et la littérature française, voilà les deux choses que j'aime. C'est-à-dire le pincement au coeur à 8 heures moins cinq et puis la lecture de mes auteurs favoris, ceux que je n'arrive jamais à épuiser, Pascal et Rousseau en particulier. Voilà mes deux pôles.

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