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Jacques Parsi

Jacques Parsi rend hommage à Manoel de Oliveira.

44 min
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A l'occasion de la sortie du film posthume de Manoel de Oliveira "Visite ou mémoires et confessions", l'historien du cinéma Jacques Parsi présente l’œuvre du réalisateur. Cet entretien sera suivi de la rediffusion du Hors-Champs 12/05/11 avec Manoel de Oliveira.

Jacques Parsi
Jacques Parsi Crédits : Samuel Bernard Blatchley

Il n’y pas, sinon très peu, d’autres exemples de films secrets et testamentaires tels que « Visite ou mémoires et confessions ». Pour Jacques Parsi, si ce film n’a pas été réalisé plus tôt que 1981, c’est que c’était impossible sous le règne de Salazar, le dictateur portugais qui règne sur le Portugal jusqu’en 1968. « Manoel de Oliveira était très mal aimé du régime, (…) ça n’a été possible qu’après la révolution».

Après la révolution, le réalisateur a dû s’adresser au Ministère de la Culture pour financer son film. « Quel serait le producteur qui accepterait de faire un film qui ne serait rentable ou visible que trente ans plus tard ? » souligne Jacques Parsi. « Oliveira a pu demander au ministre de la culture justement parce qu’il venait d’être très bien accueilli en France pour « Amour de perdition » et « Francisca » qui venaient d’être présentés au Festival de Cannes de 1981 ».

« Oliveira avait soixante-treize ans à l’époque et personne n’imaginait qu’il mourrait à 106 ans. »

Il évoque le contenu du film posthume : « ce qui fourmille dans le film, et c’est ce qui lui donne sa richesse, (…) [c’est] que plusieurs fils s’entrecroisent constamment». Outre son histoire très romanesque c’est un éloge de la beauté, de la sensualité, mais aussi de l’amour, que le réalisateur a éprouvé durant toute sa vie pour sa femme.

REDIFFUSION DE L’ENTRETIEN AVEC MANOEL DE OLIVEIRA (12 mai 2011) :

Le réalisateur parle de l’enfer et de la possibilité de sa propre mort. « Je préfère continuer ici, encore un peu. Mais pas trop » souffle-t-il. Il évoque sa naissance, deux ans avant la fin de la monarchie. « Dans le cinéma, il n’y a pas de rois ». Entre autres, il cite l’écrivain José Régio, se rappelle sa carrière de sportif, parle de la prononciation de son nom, de ses origines. Son rapport à la religion, aux femmes. Il évoque la romancière Agustina Bessa-Luís dont on entend la voix au micro de Michel Ciment. Il parle du cinéma qui, pour lui, est la « résurrection des morts »…

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