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Le réalisateur Hirokazu Kore-Eda
Épisode 3 :

Hirokazu Kore-Eda

44 min
À retrouver dans l'émission

Suite de cette série dédiée au Japon en compagnie du réalisateur Hirokazu Kore-Eda. Connu pour son style innovant à la croisée du documentaire et de la fiction, son cinéma nous atteint en plein cœur.

Le réalisateur Hirokazu Kore-Eda
Le réalisateur Hirokazu Kore-Eda Crédits : Juan Naharro Gimenez - Getty

Les films de Hirokazu Kore-Eda se retrouvent souvent autour du thème de l'enfance. Lui-même conserve des traces ambivalentes de son père en mémoire : "Quand je regarde les albums de famille il y a beaucoup de photos où l’on me voit donner la main à mon père", il garde pourtant le souvenir d’un père souvent absent, "les jours de paye, j’ai le souvenir que, généralement, il gardait sa paye avec lui et disparaissait pendant quelques temps. Donc à chaque fois, les jours de paye, l’angoisse de la famille était de savoir si notre père allait rentrer à la maison ou pas".

Avec le temps, le regard qu’il porte sur son père s’est apaisé : "depuis que je suis moi-même devenu adulte et moi-même devenu père, cette impression là évolue un petit peu mais quand j’étais petit c’était pour moi un personnage très énigmatique et je me suis toujours demandé pourquoi est-ce qu’il était devenu père, pourquoi est-ce qu’il avait voulu une famille en étant ce qu’il était."

Mettant souvent en scène des films où les liens familiaux sont au cœur de l’intrigue, le cinéma est pour Kore-Eda un moyen d’accéder à une "meilleure compréhension de la famille" mais aussi "de certains faits de société par exemple".

J’ai commencé par réaliser des documentaires, et de ce point de vue là, je pense que j’ai conservé cette attitude et ce regard. Ce souci d'essayer d'approfondir un sujet et de mieux le percevoir à travers les images. Hirokazu Kore-Eda

Kore-Eda évoque aussi la manière dont il réalise ses films, sa façon singulière d’orienter son regard. Amoureux des détails et des éléments non-essentiels, il aime parfois s’éloigner de l’intrigue pour admirer la nature ou filmer la mer. 

Le cinéaste s'inspire également beaucoup des faits sociaux, des faits divers réels pour constituer ses intrigues. Sa nouvelle paternité a également orienté ses sujets dans une direction particulière, comme le prouve son film Tel père, tel fils (2013) : 

Quels sont les liens du sang ? Qu'est-ce qui fait d'une famille une famille ? Ces questions me tenaient très à cœur du fait de ma nouvelle paternité, et je les ai creusées d'un point de vue personnel. Hirokazu Kore-Eda

La mort est partout dans le cinéma du réalisateur japonais. Enterrements, tombes, cimetières... La caméra de Kore-Eda caresse le deuil avec douceur et apaisement : 

Ce n'est pas tant la mort qui m'intéresse, mais plutôt la vie qui se poursuit après la mort d'un proche. C'est cela que j'ai envie de filmer. Ce qui suscite ma curiosité, c'est la façon dont les gens continuent à vivre une fois qu'ils ont perdu quelqu'un. Je ne crois pas que la mort soit nécessairement la fin de quelque chose. Elle peut être aussi une possibilité pour laisser la place à quelqu'un d'autre, ou pour faire subsister quelque chose qui a existé auparavant. Hirokazu Kore-Eda

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