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Judith Brouste

44 min
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Laure Adler s'entretient avec la romancière Judith Brouste "On ressasse toute sa vie les blessures, les joies de l'enfance" . La question de l'origine est incontournable pour elle. Judith Brouste évoque la violence qu'elle a subie, petite, à cause de sa différence . "L'enfant est un personnage cruel. Il n'y a pas d'innocence dans l'enfance" L'écriture est une forme de libération. "Si on n'arrive pas à parler aux autres dans la vie, on écrit". Elle recherche dans la poésie une trace, "à la fois éclatante et désespérée" . Elle évoque le "Living Theatre" , son "premier choc mental et esthétique" : "l'art et la vie, c'était la même chose. Cela ne m'a jamais quitté" . Elle rencontre Jacques Lacan, s'imagine, par la psychanalyse, pouvoir "se sauver, dans tous les sens du terme" . Elle finit par partir. "La vie est une suite de ruptures " . "Rester soi-même n'est pas évident quand on aime et quand on est aimé" . La solitude est parfois nécessaire. "C'est un aller-retour" . Elle évoque encore son dernier livre "Le cercle des tempêtes" : le récit de la vie de Mary Shelley (auteur de "Frankenstein") , de son mari Percy Bysshe Shelley, de leur ami Byron.Mais aussi, son propre cancer, son amputation des seins. "Je voulais garder cette blessure comme une trace de quelque chose qui me reste encore inconnu . Peut-être parce que je fais partie de cet ancien monde qui ne croit pas à la prothèse". Reste le "miracle des rencontres " . "On n'est jamais deux, il y a toujours foule et heureusement qu'il y a foule".

Judith Brouste
Judith Brouste Crédits : Corinne Amar - Radio France
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