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Judith Magre pendant une répétition de la pièce "Rêve d'Automne" dirigée par David Géry, le 23 Septembre 2008 à Paris.

Judith Magre : "Etre sur scène, c'est le comble de l'impudeur"

45 min
À retrouver dans l'émission

La comédienne Judith Magre est l'invitée de "Hors-champs". Elle raconte ses débuts sur scène, sa passion pour le théâtre et surtout pour le jeu depuis son enfance même si elle ne pouvait s'imaginer devenir à son tour comédienne. Elle évoque des expériences et des rencontres fondamentales pour elle.

Judith Magre pendant une répétition de la pièce "Rêve d'Automne" dirigée par David Géry, le 23 Septembre 2008 à Paris.
Judith Magre pendant une répétition de la pièce "Rêve d'Automne" dirigée par David Géry, le 23 Septembre 2008 à Paris. Crédits : PIERRE VERDY - AFP

Au micro de Laure Adler, dans "Hors-champs", la comédienne Judith Magre raconte avec humour avoir choisi Magre comme nom de scène "pour ne jamais grossir". Elle trouve aussi que ce nom inventé lui "donne du tempérament". Elle l'a choisi dès qu'elle a fait du théâtre vers 18 ans, sans demander l'avis de personne. Elle reconnaît avoir été dure avec ses parents, elle se souvient de leur en "avoir fait voir de toutes les couleurs depuis l'âge de 7 ans !". Elle n'a jamais voulu qu'ils la voient sur scène par exemple, c'était trop intime pour elle. Quand on est sur scène, dit-elle, "on est le plus soi-même", "on ne ment pas".

Je crois que j'ai fait ce métier pour me déguiser et me maquiller. Et j'adore ça ! Mais je ne pouvais pas imaginer une seconde qu'un jour je serai comédienne, ça me faisait complètement rêver. Comme j'étais moche, gourde, empotée et que pour moi être actrice cela voulait dire être belle, fine, délurée, donc ce n'était pas pour moi.

"Je ne supporte pas de m'entendre", explique celle qui dit ne pas aimer sa voix. Elle parle de ses rôles sur scène, elle ne pense pas trop aux personnages réels. Quand elle travaille à un texte, elle laisse faire : "J'attends que les choses arrivent toutes seules, que ça vienne, je rabâche les mots et j'attends que ça se passe inconsciemment et puis on verra bien ce que ça donne !"

Elle raconte sa rencontre avec Louis Aragon qui l'a faite jouer dans une pièce et partir en tournée en Russie : "Il ma parlé de l'amour et des femmes comme personne au monde n'a su en parler, c'était extraordinaire !" Elle se souvient de la pièce La guerre de Troie n'aura pas lieu mise en scène par Jean Vilar dans la Cour d'Honneur à Avignon. Elle pense que jouer sur scène la maintient jeune, elle compare le théâtre à des "décharges d'adrénaline".

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