LE DIRECT
L'écrivain chilien Luis Sepulveda (aux Rencontres littéraires internationales de Saint-Nazaire, en novembre 2019)

Luis Sepúlveda : "La puissance de cette économie de marché est énorme, vous n’imaginez pas à quel point cette idéologie est présente au Chili !"

44 min
À retrouver dans l'émission

Laure Adler reçoit l'écrivain chilien Luis Sepúlveda. Connu pour son engagement politique et écologique, il est l'auteur de romans tels que "Le vieux qui lisait des romans d'amour" (Points, 1997) et "L'histoire du chat et de la souris qui devinrent amis" (Suites, 2015).

L'écrivain chilien Luis Sepulveda (aux Rencontres littéraires internationales de Saint-Nazaire, en novembre 2019)
L'écrivain chilien Luis Sepulveda (aux Rencontres littéraires internationales de Saint-Nazaire, en novembre 2019) Crédits : Sophie Bassouls/Sygma - Getty
Écouter
44 min
Luis Sepúlveda dans "Hors-champs"

Au micro de Laure Adler, Luis Sepúlveda évoque son enfance, et l’influence qu’ont eu ses grands parents sur l’auteur qu’il est aujourd’hui :

Je garde un souvenir très fort de ma grand-mère et de mon grand père aussi. (…) Ils ont fortement contribué à ce que je suis aujourd’hui , dit-il, c’est eux qui m’ont donné l’amour de la littérature par exemple, mais aussi le gout de raconter des histoires.

Son adolescence est marquée par ses premiers engagements politiques, « ça a été une période très intéressante. L’adolescence ça signifiait la découverte de la société, comprendre comment elle fonctionnait. (…) En même temps on était des jeunes avec une vie de jeune normal. » . Luis Sepulveda, y découvre aussi d’autres choses, « on tombait amoureux, on avait des peines de cœur, on jouait au foot mais en même temps, on s’impliquait, on participait à des actions de bénévolat, on faisait des travaux volontaires. On avait donc ce lien avec la société, c’était très beau. (…) Moi je viens de cette réalité . ».

L’auteur donne aussi son regard sur la situation actuelle de son pays, l’héritage de Salvador Allende et la vague libérale qui a suivi : "Il y a un secteur de la société qui ne veut pas renoncer à la démocratie,(…) qui ne veut pas céder à une nouvelle dictature – qui est celle de l’économie de marché. (…) La puissance de cette économie de marché est énorme vous n’imaginez pas à quel point cette idéologie est présente dans la vie de mon pays. (…) Au Chili, on a privatisé la mer ! On a confié la gestion de cette mer à ces cinq familles, non pas pour cinq ou dix ans, mais à perpétuité, pour toujours !"

Militant, Luis Sepúlveda n’en conserve pas moins un certain optimisme :

On a tout ça qui pèse au-dessus de notre tête. Et pourtant, moi je reste optimiste, parce que les exemples positifs ont une force très importante il faut donc se souvenir de ce que l’on a fait et de ce que l’on a voulu faire au Chili, mais ailleurs aussi dans le monde. (…) Il va falloir se mobiliser pour cette nouvelle alternative, cette autre possibilité.

Intervenants
L'équipe
Production
Réalisation
Avec la collaboration de

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......