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Marianne Faithfull

Marianne Faithfull : "Je suppose que j'ai neuf vies, comme un chat"

44 min
À retrouver dans l'émission

"Muse est le pire job du monde" s'amuse t-elle à dire aux médias qui tentent de faire de cette icône des sixties, l'inspiratrice du Swinging London et des Rolling Stones. En 2014, Laure Adler s'entretenait posément dans l'appartement parisien de cette grande chanteuse de rock et actrice anglaise.

Marianne Faithfull
Marianne Faithfull Crédits : Lynn Goldsmith - Getty

"Je suppose que j'ai neuf vies, comme un chat" affirme Marianne Faithfull, qui commence par évoquer son éducation au côté de son père et de sa mère, en leur temps, résistants. Elle nous parle de Sacher-Masoch , son arrière grand-oncle, de son enfance au couvent, de son entrée dans le monde du "Swinging London" et de la musique… 

Le galleriste John Dunbar (son ex-mari) était le cœur de cette cette scène du Swinging London. Il avait une galerie, la galerie Indica. Ça marchait très bien et deux fois, il a décroché la Biennale de Venise. Mais maintenant, tout ce dont on se souvient à propos de cette galerie Indica, c'est que c'est le lieu où Yoko a rencontré John Lennon. Mais franchement, c'était une époque fabuleuse pour moi. Et c'est là que j'ai beaucoup appris sur l'art grâce à John et grâce à ses liens avec cette galerie. C'était formidable. Les fêtes, les vernissages... C'était le vrai Swinging London. C'était la classe.

Sa mère voulait qu'elle fasse de l'opéra, mais c'est le manager des Rolling Stones qui la repère. Ce sera donc "As Tears Goes By" plutôt que Mozart… 

Ma mère aurait voulu que je devienne une chanteuse lyrique, une vraie chanteuse, une chanteuse d'opéra. Moi aussi, j'aurais aimé. J'avais une voix parfaite pour Mozart. Mais ça n'a pas tourné comme ça A l'âge de 17 ans, je suis allé à une grande fête où j'ai rencontré le manager d'un groupe qui s'appelait les Rolling Stones et il m'a demandé si je voulais faire un disque. Moi, bon, je m'en fichais, ça m'était égal. J'ai dit oui, peut être. Je ne pensais pas que ça allait déboucher sur quoi que ce soit. Je ne connaissais rien au rock and roll, à la pop music. Je m'en fichais, mais on a fait un album. C'était As Tears Go By qui estdevenu un tube. J'ai alors décidé d'abandonner le lycée. Et puis j'ai pris la route. Je suis parti en tournée.

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"Fermez là avec Mick Jagger ! Ça m'ennuie profondément"

Les Stones ? Un temps révolu, elle qui aujourd'hui en a assez de parler de Mick Jagger, son ancien amant… Le passé ne trouve que rarement grâce aux yeux de Marianne Faithfull.

Mick Jagger est un grand parolier, un grand artiste et je l'admire. Oui, on a eu une brève histoire d'amour, tendre, mais il n'a été qu'une escale. Sur ma route, il n'est pas le sens de ma vie.

Elle évoque aussi sa carrière au cinéma , son rôle d'actrice; revient sur sa carrière musicale*; * parle de son ancienne addiction à la drogue et de sa désintoxication; de son amour pour la poèsie …Son nouvel album, enfin, "Give my love to London", où elle réfute tout "écho du passé". Grâce à une fracture qui l'a immobilisée un temps, elle a pu réfléchir à "de grandes questions"  à partir desquelles elle a composé ce disque. "Tout m'inspire"  : la mélancholie, la vie, l'amour  surtout, même si elle estime ne "pas être une amoureuse".

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