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Marie de Hennezel

44 min
À retrouver dans l'émission

Connue pour son engagement pour l’amélioration des conditions de la fin de vie, Marie de Hennezel est psychologue, psychothérapeute et écrivain. Elle est auteur de La Sagesse d’une psychologue (éd. L’œil neuf, 2009), La mort intime (éd. Robert Laffont, 1995) ou encore Nous ne nous sommes pas dit au revoir (ibid., 2006.En tant que psychologue, elle eut une relation intime à François Mitterrand. Laure Adler s’entretient avec Marie de Hennezel.

marie de hennezel
marie de hennezel Crédits : Corinne Amar - Radio France

A ses débuts, Marie de Hennezel était une psychologue à contre-courant: « J’ai toujours été décalée par rapport aux psychologues de ma génération : tout le monde était freudien, lacanien et moi j’étais joungienne. ». Choix iconoclaste à l’époque, suivre la pensée de Jung lui aurait offert une certaine indépendance intellectuelle « Je n’ai jamais regretté, (…) parce que Joung disait : je ne veux pas de disciple, faites votre propre chemin. » — liberté qu’elle doit aussi à d’autres auteurs tels que Lou Andreas-Salomé qu’elle évoque, « j’avais des lectures qui me montraient qu’il y avait des personnes qui, au fond, se référaient à ce qu’elles sentaient en elles-mêmes plutôt qu’à ce qu’on leur disait, plutôt qu’aux normes, dit-elle, (…) C’est quelque chose qui m’a toujours gênée, les dogmes, les théories aussi d’ailleurs (…) je m’en suis toujours méfié. Je me suis dit : expérimentons, voyons ce que ça donne dans la vie réelle. »

Elle évoque également les raisons pour lesquelles elle est entrée en psychologie, « Je crois que j’avais surtout une curiosité pour l’humain, ça je l’ai eue très tôt ». Elle se dit aussi intriguée par « l’au-delà des apparences ». « Je pense que c’est le fil rouge de ma vie. C’est évidemment pour ça que j’ai commencé une analyse, j’avais du mal à me connaître, savoir qui j’étais j’avais envie d’aller voir au plus profond. ».

Elle évoque aussi sa relation avec François Mitterrand : « quand je l’ai rencontré, en 1984, on lui avait donné trois ans à vivre. (…) Je lui ai dit que le désir de vivre, les projets que l’on a peuvent être tellement forts et, au fond, il y a une telle force de l’esprit que, finalement, le corps, a quelquefois des réactions surprenantes. Cette conversation l’a aidé je crois.» …

Intervenants
  • Psychologue Essayiste Auteur en 2007 du rapport "La France palliative"
L'équipe
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