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Mathieu Riboulet

45 min
À retrouver dans l'émission

Roman, poésie, réflexion... Le travail littéraire de Mathieu Riboulet, c'est un peu tout cela à la fois. Il allie un regard subtil sur l'émotion à l'exploration d'une langue qui sort des contraintes formelles traditionnellement associées au roman. L'auteur du Corps des anges , Les Œuvres de miséricorde et Lisières du corps est ce soir dans Hors-Champs.

Mathieu Riboulet
Mathieu Riboulet Crédits : Corinne Amar - Radio France

« Enfin le gars posé au bord de la combe avec la louve, donnant à la photo la courbure magnifique d’un corps délié, fort et paisible, pâle et serein, plein, dense, précis, affûté, éclatant, dont je scrute le détail depuis des mois, à en perdre la tête, le gars à la fière tignasse brune a vingt-huit ans » (Mathieu Riboulet, « Le nom du soleil en quechua », Lisières du corps , Verdier, 2015, page 44)

Cette histoire, Mathieu Riboulet l’a écrite d’après une photographie qui l’a complètement happé. « J’ai voulu, le plus patiemment possible, me livrer à cet exercice de description et m’approcher du sentiment ressenti par ce paysage. » Dans ce recueil, l’auteur essaye de s’approcher au plus près de l’émotion avec le plus de précision possible. « J’ai surtout éprouvé le besoin de prendre le temps. »

Du temps, il en a aussi fallu pour que Mathieu Riboulet prenne conscience d’être devenu écrivain. Il a écrit ses premiers livres comme en s’excusant lui-même de les écrire, « pour ne pas ressentir de déception si l’ambition que je portais n’aboutissait sur rien. » Il y a donc eu une construction progressive du sentiment d’être écrivain, « et d’un travail qui puisse constituer un tout. C’est venu progressivement. »

Trouver sa place. Voilà un des sujets importants développés par Mathieu Riboulet dans son travail littéraire. Ce sentiment de différence est déterminant, explique l’auteur, « car il oriente la perception et le regard sur les choses. » Pour lui, le moyen de trouver cette place, l’endroit où il se sentait le mieux « pour devenir un, c’est l’écriture. Et cette recherche est incroyablement lente. »

Le seul endroit où quelque chose de cohérent peut se former pour lui, c’est l’écriture. « Hors de l’écriture, j’ai le sentiment que c’est la confusion. A l’écrit, j’ai le sentiment de comprendre les choses, alors que le monde m’est globalement opaque à l’oral. » Mathieu Riboulet tente alors de trouver les mots qui donneront forme à sa réflexion poétique, et explore un genre qui dépasse la forme romanesque traditionnelle. « Mais trouver les mots est un travail intense... »

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Extraits sonores :

  • Nathalie Sarraute, 11 mai 1985, archive INA

  • Yves Bonnefoy dans Surpris par la nuit d’Alain Veinstein, 5 décembre 2005, France Culture

  • Pier Paolo Pasolini au micro de Roger Régent, 24 mai 1974

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