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Misia

44 min
À retrouver dans l'émission

Laure Adler s'entretient avec Misia, chanteuse et grande voix du fado Elle a choisi son pseudonyme grâce à Misia Sert, séduite par ce prénom "rond, très musical" . Toute son enfance, à cause du divorce de ses parents, elle s'est déplacée entre deux cultures d'origine , "deux tribus sociales" : la bourgeoisie portugaise du coté de son père, la Movida espagnole du coté de sa mère, artiste. "J'ai une moitié Manoel de Oliveira, et une moitié Almodovar (...) Après l'adolescence j'ai décidé de tout garder" . Sa grand-mère était chanteuse de burlesque. "Etre elevé par une grand-mère comme ça, c'est merveilleux. Elle ne t'apprend pas à faire du tricot..." .Très jeune déjà, elle se créait son propre personnage , chantait dans la maison... mais voulait être anthropologue . Elle évoque la légende du fado Amalia Rodrigues , à qui elle devrait dédicacer son prochain album . "Sa biographie continue à chaque fois que quelqu'un la chante ou écrit pour elle..." Etre fadiste,"c'est chanter le destin " . "Le fado continue à être le plus mystérieux, c'est une quête. On n'arrive pas à le rencontrer tous les jours (...) Il ne faut jamais forcer" Elle nous parle de ses amours pour les hommes, Edith Piaf, le public... "Ce n'est pas un fait acquis (...) Il faut toujours douter de l'amour et après le conquérir" . "Un mot c'est un espace pour le coeur" Quand elle chante -comme ici à voix nue- elle ferme les yeux. "Des images passent sous les paupières..." Nombre de poètes portugais lui ont écrit des textes, comme son ami José Sarramago...La chanteuse revient sur sa carrière; évoque encore les "non" qu'elle a adressés, les critiques qu'elle a reçues, l'inspiration de la musique classique , ses différentes langues* , sa manière trés "personnelle" de chanter le fado... "Mon fado c'est pour parler avec le monde (...) Même si au Japon où en Australie ils ne comprennent pas le poème, ils comprennent l'émotion, c'est le plus important". Pour chanter comme elle, il faut avoir "plusieurs vies vécues". "Le fado n'est pas triste, il est profond" . Rencontre avec celle qui se voit comme "une voix-personnage "* .

Misia
Misia Crédits : Corinne Amar - Radio France
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