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Philippe Sollers, le 6 février 2002 à Paris dans le jardin de son éditeur, Gallimard.
Épisode 1 :

"J'ai eu une certaine expérience très tôt, de tout"

45 min
À retrouver dans l'émission

Premier volet d'un entretien de Laure Adler avec Philippe Sollers pour parler des femmes qui ont compté dans sa vie à l'occasion de la sortie de son prochain livre, "Portraits de femmes". Il revient sur la parution de son premier roman et raconte l'importance de la langue et de la lecture pour lui.

Philippe Sollers sur le plateau de l'émission "Vol de Nuit" le 3 janvier 2006.
Philippe Sollers sur le plateau de l'émission "Vol de Nuit" le 3 janvier 2006. Crédits : Bertrand Guay - AFP

Philippe Sollers, de son vrai nom Joyaux, s'explique sur son pseudonyme, Sollers, "c'est la traduction latine de mon héros absolu", à savoir Ulysse le rusé dans L'Odyssée. Il raconte son premier roman, Une curieuse solitude, qui relate sa relation d'adolescent avec une espagnole âgée d'une trentaine d'années, "j'aime beaucoup les étrangères, c'est une sorte de détermination dans mon existence. [...] On faisait l'amour en espagnol". "Apprendre l'espagnol, c'était apprendre la Guerre d'Espagne" pour lui, l'enfant bourgeois de Bordeaux qui entendait "la confusion des langues" pendant la guerre entre occupants allemands, réfugiés espagnols ou italiens et de façon brouillée, Radio Londres dans le grenier de la maison. Il se souvient de "la poésie admirable" des messages personnels de l'émission Les Français parlent aux Français, "c'était foudroyant, le surréalisme n'est jamais arrivé à une intensité pareille".

Qu'est-ce-qui fait que l'on devient écrivain ? Selon moi, dans mon expérience personnelle, c'est parce qu'on découvre que lire est une activité absolument prodigieuse.

Quand il a appris à lire avec sa mère vers l'âge de cinq ans, ce fut "le sésame", "la révélation". Ses premières lectures étaient des classiques. Les voix sont aussi essentielles pour lui, il peut d'ailleurs imiter de nombreuses voix de personnalités politiques et littéraires. Il dit son admiration pour André Breton et son éthique si étonnante, dont la vie a été absolument dédiée à "la liberté, l'amour et la poésie".

C'est très difficile de me faire tourner la tête, je suis vraiment raisonnable au dernier degré. Si j'étais content de moi, je me laisserais tourner la tête.

Bibliographie

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