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"Sans excédent de bagages : écriture et voyage" : Paolo Rumiz

44 min
À retrouver dans l'émission

Dans le cadre de la série "Sans excédent de bagages : écriture et voyage", Laure Adler s'entretient avec Paolo Rumiz

Il n’aime pas le terme d’écrivain voyageur. « Tous les voyageurs sont des écrivains et tous les écrivains sont des voyageurs (…) Tout est voyage, la vie est voyage » . Il nous parle de sa ville d’origine : Trieste, située tout près de la frontière d’avec la Slovénie. Une frontière, bâtie le jour de sa naissance, à l’origine de son « inquiétude migratoire ». A la chute de celle-ci, il repart : « je voulais éprouver encore une fois dans ma vie le vrai frisson d’une frontière à dépasser… ». Il se focalise alors sur les frontières de l’Union Européenne, une démarche à l’origine de son livre « Aux frontières de l’Europe » .« On aime toujours plus les détours » que la ligne directe. « On voyage avec le corps, avant de voyager avec la tête… » Il évoque ses voyages à vélo, en voiture, avec son fils ...Lors de ses voyages, les sens sont essentiels, de manière très active . « Tu deviens le monde ». Les ouvrages de Nicolas Bouvier sont ses livres de chevet : « les choses qu’il dit restent sculptées dans la mémoire… » Il nous parle encore de ses souvenirs de correspondant de guerre dans les Balkans, en Afghanistan : où il s’est confronté aux concepts du bien et du mal , de l’humilité , du courage , de la mélancolie … Plutôt que journaliste, il se voit plus comme « anthropologue » « Les lieux parlent… » « Il faut écouter son corps, c’est le corps qui décide… » Il évoque aussi Claudio Magris , ses films, le rapport à la mort et à la vie, le manque de solidarité , les populismes d’aujourd’hui… « Les politiciens voyagent toujours en avion, jamais dans le train, ils ne fréquentent jamais les gares… » Avec« Pô, le roman d’un fleuve » ,il a voulu voir ce monde depuis un « un endroit libre », pour constater un « naufrage métaphorique »… « Normalement on voit le naufrage depuis la terre. J’ai vu le naufrage depuis l’eau… » Ce voyage fut aussi « une redécouverte de la mer ». « J’ai commencé à vraiment voyager dans ce fleuve quand j’ai compris que ce n’était pas un lieu mais une personne… » Il aime lire en voyageant, comme à l’occasion de son livre « L’Ombre d’Hannibal » : « il est très important de faire réagir le livre avec le paysage. Ca permet de comprendre (…) L’important c’est de croire. Nous, nous avons cru et le voyage a démarré… »« Quand tu réveilles le nomade qui est en toi, c’est difficile de le forcer à redevenir sédentaire. Le vrai problème d’un voyage ce n’est pas le départ, mais l’arrivée… » Il faut alors que le voyage « recommence dans la mémoire » ,par l’écriture… Paolo Rumiz aime aussi « les voyages de l’âme »

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