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Semaine spéciale Alger : Fatma Oussedik

43 min
À retrouver dans l'émission

Semaine spéciale de Hors-Champs à Alger : Laure Adler s'entretient avec Fatma Oussedik, anthropologue, professeur de sociologie à l'université d'Alger Elle commence par raconter son enfance, dans *"une famille bienveillante" . "Il y avait un climat très libéral à la maison", Chez ses parents, elle croise de nombreux intellectuels, des gens de diverses nationalités "unis par les mêmes idéaux..." En tant que fille de directeur d'école, elle peut lire de nombreux livres. "Je me suis construite avec des livres. Il y a des livres auxquels je reviens tout le temps..." Sa famille était aussi "une famille de patriotes* " . Elle se souvient du climat de la libération, du coup d'etat de 1965, de sa jeunesse étudiante à Alger ... "Cette ville c'est ma passion" "On croyait qu'on était le début d'un monde et on était peut-être la fin d'un monde..." Elle raconte les années 70, l'arrivée de nouvelles populations à Alger... "La langue était un critère social (...) Est née petit à petit (...) une espèce de mauvaise conscience, de sentiment de ne pas être encore assez de ce peuple..." Par sa pratique anthropologique , sociologique , tentative d'être : "en harmonie avec les plus défavorisés de mon pays..." "Il y avait une possibilité d'appartenir à un espace national (...) qui était beaucoup plus grand dans ces années-là qu'aujourd'hui..." Elle nous parle de la situation des femmes dans l'Algérie d'aujourd'hui, du Code de la famille dont elle veut l'abrogation et qui fait référence à "une famille-fiction" , des jeunes hommes algériens... "Leur grand drame, c'est précisément qu'ils n'adviennent pas..." Pour appréhender ces problématiques, l'économie et la démographie* sont "centrales" ... "Les femmes sont très mobilisées (...) On ne lâchera pas l'affaire parce que c'est ce qu'on va laisser à nos filles, à nos petites filles (...) Dans mon cas (...) ce que j'ai reçu, je me sens l'obligation morale de le transmettre..." "Au-delà des actions que nous menons, c'est un imaginaire social que nous agitons (...) J'ai toujours tenu à arriver à la fac au volant de ma voiture, en écoutant de la musique. C'est une proposition que je fais à mes étudiantes, celle d'une vie heureuse..." La situation actuelle "ne saurait durer. Parce que l'Histoire..."*

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