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Sempé

Sempé : "Mon univers n'est pas d'un mystère exceptionnel !"

44 min
À retrouver dans l'émission

Laure Adler s'entretient avec Sempé chez lui, à Paris, pour évoquer son parcours et les motivations qui l'ont poussé à devenir dessinateur, à l'occasion de la parution du livre "Enfances".

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Sempé Crédits : Radio France

Sempé est l'invité de "Hors-champs". L'entretien se passe dans son appartement avec vue sur le ciel et les toits de Paris. C'est ici, qu'il dessine. Il évoque justement sa façon de travailler :

Je dessine, je crois, tous les jours, mais il est très rare que je fasse un dessin dans une journée. Je travaille très très lentement. Ça m'agace mais c'est ainsi ! Je crois que je suis un de ceux qui travaille le plus lentement. Je recommence souvent, parfois en pure perte. Je me fixe une image que je voudrais atteindre et que bien entendu je n’atteins pas !

Il revient sur son enfance et affirme, "quand on pense à son enfance, une bouffée de souvenirs agréable, quelles que soient les circonstances, affluent à votre mémoire", malgré les moments difficiles dans sa famille. Il évoque sa mère "un peu violente" dans une "époque où on tapait sur les gosses".

Sur ses débuts en tant que dessinateur, il dit juste qu'il a "essayé ça, essayé de faire des dessins" pour s'en sortir après de multiples petits boulots. "C'est maintenant que je peux dire que c'est un métier, oui ! A l'époque, non !"

Au sujet de son travail pour la série du Petit Nicolas avec René Goscinny, il parle de leur amitié et raconte comment s'effectuait le partage des tâches entre eux.

Il y a eu collaboration, parce qu'il y avait une amitié. On était devenus copains, on se voyait souvent, ça s'est fait comme ça tout naturellement. René écrivait les textes dans son coin, il me les apportait, je les lisais et je faisais quelques dessins. Je n'en faisais pas beaucoup parce qu'il n'y avait pas beaucoup de place pour les dessins. Les dessins étaient assez chers à imprimer à ce moment, alors on me demandait de ne pas en faire trop.

A près de 80 ans, le dessinateur fait preuve d'une grande humilité et de bien peu de confiance en son travail. Il n'est jamais vraiment sûr quand un dessin est fini, explique-t-il.

Quand après l'avoir montré à pas mal d'amis, l'unanimité se fait, alors je me dis : bon et bien oui, maintenant, d'accord je le termine et puis voilà ! Je crois que tous les gens qui font quoi que ce soit dans le vaste domaine de la création sont comme ça. Je n'ai rien d'original. Nous sommes tous des inquiets.

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