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Philippe Garrel
Épisode 1 :

Philippe Garrel : "Il n’y a que Godard auquel le temps donne un poids et un extraordinaire sens à ses films"

45 min
À retrouver dans l'émission

Réalisateur, monteur, directeur photo, scénariste, acteur, il est un véritable artisan du cinéma. Deux fois primé à la Mostra de Venise pour ses films « J’entends plus la guitare » et « Les amants réguliers », le cinéaste rencontre Laure Adler pour ce premier épisode d'une série de trois entretiens.

Philippe Garrel
Philippe Garrel Crédits : Samuel Bernard Blatchley

« C’est un des derniers artistes du cinéma qui pense que cet art peut encore se faire sans grosse production et sans effets spéciaux. L’un des derniers artisans du cinéma français, il sait tout faire. Tenir une caméra, monter, faire un décor, diriger des acteurs professionnels ou pas. C’est aussi et surtout un cinéaste qui réinvente et ré-enchante le cinéma depuis plus de quarante ans par sa grâce, sa poésie et la restitution d’un réel qui a changé sa vie. L’idée d’une révolution qu’elle soit esthétique ou politique hante son œuvre ; œuvre qui ne cesse de se mettre en question, nous interrogeant toujours et sans cesse sur les socles mentaux et psychiques sur lesquels nous vivons : l’amour, la vérité , l’éternelle tentative de vouloir coïncider avec soi-même. » Laure Adler

Rencontre à la Mostra : « Je trouve que c’est pas mal, soupire-t-il, puis c’est quand même le festival du cinéma d’auteur pour l’instant.»

Philippe Garrel est habité par le cinéma. « C’est ma vie. C’est l’espoir que je trouve dans la vie, chaque jour. » Le cinéma comme dépendance thérapeutique ? « Certains cinéastes (…) m’aident vraiment à vivre. Andreï Tarkovski ou Fassbinder par exemple. Ou si je revois les « Nouvelles Vagues » de Godard que j’ai dû revoir huit ou dix fois, ça m’aide vraiment à vivre. »

Il évoque Jean-Luc Godard dont il s’inspire souvent. « Je copie effrontément Le Mépris (…) Je trouve ça bien de copier ses maitres et ses condisciples. Comme en peinture, je trouve que c’est une émulation très saine. (…) Si le film était un rêve, à partir du moment où on parle d’un autre film, ça a une sur-signification. Je ne reproduis pas le film, mais je fais quelque chose qui s’y apparente. J’en observe le centre caché... »

Son cinéma donne un sentiment intense de réalisme et de vérité. Comme si ses films avaient pu être vrais. Il répond : « C’est surtout Godard qui avait des films qui auraient pu être vrais. Quand « Les Nouvelles Vagues » sorti, en 1990, personne ne comprenait rien. Maintenant il apparaît comme classique. (…) Donc ça veut dire qu’il il faut des années et des années pour qu’un Godard se rende dicible pour nous. (…) Il n’y a que Godard auquel le temps donne un poids et un extraordinaire sens à ses films »

Bibliographie

La jalousie

La jalousieSBS Production, 2013

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