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Sharunas Bartas

Sharunas Bartas: l'art du silence.

44 min
À retrouver dans l'émission

Réalisateur lituanien, Sharunas Bartas est à l’image de ses films : impénétrable, mélancolique, secret. Outre la sortie de son dernier film, « Peace to us in our dreams », il fait l’objet d’une rétrospective au Centre Pompidou. Il s’entretient avec Laure Adler.

Sharunas Bartas
Sharunas Bartas Crédits : Corinne Amar

De son enfance, il se souvient de ses escapades en forêt : « J’étais un enfant de la forêt. J’ai habité presque dans une forêt avec ma famille. Je passais beaucoup de temps là-bas avec mes amis, et sans eux aussi. Près du feu».

_"_Je n’arrivais pas à faire autrement"

Son choix pour le cinéma, il ne sait pas véritablement l’expliquer : « J’ai commencé à faire des films, parce que je n’arrivais pas à faire autrement. (…) A l’époque j’avais l’impression que c’était l’unique mode d’expression que j’avais. Pourquoi est-ce que j’avais besoin de ce mode d’expression ? Je ne le sais pas vraiment».

"quand l’autre ressent une sensation qui se rapproche de la mienne, alors il n’y a plus rien à expliquer"

Laconique, Sharunas Bartas pèse chacun de ses mots, élève le silence en art: « Je suis sûrement plus quelqu’un qui fait et non pas quelqu’un qui décrit. (…) J’ai toujours voulu créer une sensation ; et quand l’autre ressent une sensation qui se rapproche de la mienne, alors il n’y a plus rien à expliquer.»

"pour n’importe quelle œuvre, d’abord il faut avoir quoi dire"

Difficile de ne pas se sentir happé par les films de Sharunas Bartas, dont le rythme et l’intensité dramatique témoignent du besoin viscéral d’extériorisation de l’auteur : « Pour n’importe quel film, pour n’importe quelle œuvre, d’abord il faut avoir quoi dire. Ce n’est pas forcément une idée, une pensée, c’est plutôt un petit morceau de vie, une expérience vécue, des expériences vécues avec les autres. Bien sûr, je suis à la recherche de lieux, de personnes que je trouve belles, qui m’intéressent, qui me troublent. Des personnes qui sont vivantes, qui sont tristes, ou joyeuses… ce que vous voulez, mais qui bougent, qui se meuvent dans l’espace, qui sont sensibles et qui ne sont pas immobiles. Et c’est comme ça que ça se passe»

A voir: rétrospective Sharunas Barthas au Centre Pompidou https://www.centrepompidou.fr/cpv/resource/c9Xe5pL/rzyk5dG

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