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Thomas Ostermeier

44 min
À retrouver dans l'émission

Thomas Ostermeier est sans doute l'un des plus grands metteurs en scène contemporains. Chacune de ses nouvelles productions est un véritable événement théâtral. Après triomphé en Avignon cet été avec sa version de Richard III de Shakespeare, le codirecteur de l'une des plus prestigieuses compagnies théâtrales, la Schaubühne, est ce soir dans Hors-Champs .

Thomas Ostermeier
Thomas Ostermeier

Il essaye de se souvenir de ses premières images de théâtre : « Ca doit être un spectacle amateur en Bavière avec mon père mais je ne me souviens plus du tout. » Par contre, ce dont il se souvient, c’est de Gaudemus de Lev Dodine, le spectacle qui l’a le plus marqué, « j’étais complètement halluciné. »

Adolescent, Thomas Ostermeier ne lisait pas particulièrement de textes dramatiques. Il est venu au théâtre par un concours de circonstances, à l’école : « j’étais quelqu’un de très dynamique, un peu turbulent. J’ai essayé de trouver des endroits où déverser cette énergie. » Il entend alors parler de cours de théâtre et s’y inscrit : « j’étais sur scène tout le temps. Je voulais être acteur, pour être au milieu du bruit et de l’attention ». Ce souhait deviendra réalité puisqu’il en fera son métier. Mais, jeune comédien, il joue dans plusieurs spectacles qu’il trouve ne trouve pas très bons c’est alors qu’il décide de se lancer lui-même dans la mise en scène.

D’abord acteur et assistant dans une grande compagnie, le Berliner Ensemble, il devient finalement metteur en scène un peu par hasard. « J’ai eu d’un coup du succès avec des mises en scène. Les offres sont venues et j’ai suivi le mouvement. » Il dirige d’abord La Baraque, petit théâtre indépendant, où sont jouées beaucoup de pièces contemporaines. « A ce moment-là dans le théâtre allemand, il y avait une crise. C’était devenu un cercle irrespirable, très élitiste. »

Lui voulait retrouver de la vie dans son théâtre, transcrire les expériences rencontrées, les contraintes sociales, les combats du quotidien. « Et j’ai trouvé tout cela dans l’écriture de jeunes auteurs. » Quand lui-même était plus jeune, il travaillait le jour pour pouvoir monter sur scène le soir. « Mais je pense que c’est beaucoup plus difficile aujourd’hui. C’est de ces considérations sociales dont je veux parler. »

Son autre grande passion : la musique. « J’ai toujours voulu être musicien. » Il se demande d’ailleurs pourquoi le théâtre n’arrive pas créer les mêmes sentiments, la même force et la même énergie que la musique, et il essaye justement de répondre à cette question dans son travail de mise en scène. Il prend pour exemple un de ses auteurs fétiches, William Shakespeare, dont il a présenté une version du Richard III acclamée en Avignon l’été dernier : le dramaturge anglais a écrit sur différents niveaux, explique-t-il, pas seulement de la grande poésie ou de la grande tragédie. Il a aussi joué avec un autre genre : la culture populaire. « La culture populaire est représentée pour moi aujourd’hui dans la musique. Et dans Shakespeare, je retrouve justement la joie, la fête, la musique, la chair, une vie plus ouverte sur le monde… »

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Extrait sonore :

« O Superman (For Massenet) » de Laurie Anderson, 1981

Intervenants
  • Metteur en scène allemand, codirecteur artistique de la Schaubühne de Berlin depuis septembre 1999.
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