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Alain Cavalier le 3 Novembre 2009.
Épisode 3 :

"L'air du temps conditionne entièrement la forme des films, la différence se fait subtilement sur un parfum de film"

45 min
À retrouver dans l'émission

Une semaine spéciale de "Hors-Champs" consacrée à Alain Cavalier, à l'occasion d'une rétrospective à la Cinémathèque française de Paris. Troisième opus avec le cinéaste qui donne son avis sur le cinéma de sa génération, évoque les figures de la Nouvelle Vague ainsi que son dernier film "Pater".

Alain Cavalier le 3 Novembre 2009.
Alain Cavalier le 3 Novembre 2009. Crédits : François Lo Presti - AFP

Alain Cavalier, lors de la rétrospective qui lui a été consacrée à la Cinémathèque Française, a accepté que l’équipe de « Hors-Champs » puisse le rencontrer au début, en cours et à la fin de cette rétrospective.

Il voulait s’assurer par lui-même qu’il était capable pour la première fois de sa vie de voir ses propres films et de voir comment lui réagirait par rapport à son travail et comment les spectateurs réagiraient par rapport à des films qu’il n’a jamais eu le courage de voir

Cette série d’émissions est une série de conversations avec différents plans sonores, des confessions et une introspection : filmeur sachant filmer.

Ce soir, Alain Cavalier évoque les autres cinéastes, sa situation d'être sans famille, le son, l'image et l'inconscient.

Il passe en revue les cinéastes de sa génération tout en précisant qu'il en a fréquentés très peu. "La Nouvelle Vague est une chose absolument merveilleuse, mais ça a été deux films, "Hiroshima mon amour" et "A bout de souffle", qui ont un tout petit peu ébranlé les codes narratifs habituels", affirme-t-il. 

La pellicule est tournée avec beaucoup d'inconscient parce qu'on ne peut pas prévoir l'effet que ces plans les uns derrière les autres donnera. Et donc on est surpris puisque 80 pour cent de ce qu'on fait est fait avec l'inconscient mais quand les choses sont assemblées ça donne du conscient puisqu'on livre aux spectateurs du conscient quand même.

Puis, il aborde son film "Pater" dans lequel il joue avec Vincent Lindon. Il raconte comment ce film atypique a été tourné : "Chacun avait sa caméra et filmait l'autre. Alors il y a un déchet monstrueux mais de temps en temps ça donnait quelque chose qu'on ne trouve pas ni chez les acteurs, ni dans les scénarios, ni dans les dialogues écrits à l'avance." Le film "Pater" c'est "entièrement notre vie à tous les deux en direct".

Je lui ai dis [à Vincent Lindon] qu'on allait faire un film "hors-jeu". C'est-à-dire qu'il n'avait pas à penser une seconde qu'il allait jouer un Premier Ministre, c'était simplement Vincent Lindon qui était Premier Ministre et comme il n'y avait aucun gadget, pas la sortie de l'Elysée, pas les meetings, rien de tout ça, il fallait qu'il reste absolument lui-même et qu'il ne compose pas. Et comme moi je ne composais pas, puisque je suis incapable de composer, ce n'est pas mon métier, donc petit à petit ce n'était pas un comédien... on faisait comme si on n'était pas filmé.

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