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Yoshi Oïda

45 min
À retrouver dans l'émission

Laure Adler s'entretient avec Yoshi Oïda , acteur, metteur en scène et auteur
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Yoshi Oïda Crédits : Corinne Amar

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Il suit d’abord une formation théâtrale très classique : « J’ai commencé à étudier les classiques japonais à l’âge de douze ans et je suis devenu un acteur professionnel vers l’âge de vingt ans. Au début, je jouais du Shakespeare ou du Beckett. »

En 1968, Peter Brook monte un projet de théâtre expérimental initié par Jean-Louis Barrault avec des artistes de nationalités différentes, dont Yoshi Oïda. « En 1968, avant de venir en Europe, le théâtre était une question de langage. Comment bien parler ce langage ? Je pensais que c’était cela le travail de l’acteur. Communiquer avec autrui, cela ne passe pas simplement par le langage mais aussi par le déplacement physique du corps, le cri du corps, autrement dit la communication ce n’est pas seulement des paroles il y a tout dans le regard, dans l’invisible, dans la relation entre les spectateurs et les acteurs. Le travail du comédien c’est d’exprimer cet invisible. »

En 1975, il fait de la mise en scène pour la première fois. « Je n’ai pas commencé le théâtre pour être comédien mais pour faire de la mise en scène. » Il demande alors le secret de la mise en scène à Peter Brook : « Le secret c’est la persévérance » , lui répond Brook. « Cette chose qui vient de l’au-delà nous tombe dessus comme un cadeau et attendre ce cadeau c’est cela le processus créatif. Ce qui compte, c’est attendre, c’est la patience, c’est cela que m’a appris Peter Brook. »

Il parle du théâtre comme d’une catharsis : « Il faudrait que les spectateurs aient l’impression qu’ils aient pu se purifier en leur fort intérieur. L’important est de ne pas être prisonnier du passé ou ne pas s’inquiéter de l’avenir. Rester simple, être content de boire un verre d’eau. Parfois je me morfonds sur le passé, ou je me fais du souci pour le futur, et je suis alors prisonnier. Je ne peux alors pas apprécier ce verre d’eau. »

Il privilégie beaucoup le collectif et fait travailler ses comédiens en harmonie les uns avec les autres : « Finalement, c’est le groupe qui nous sauve. »

**"Interrogations - Questions de maître zen" de Yoshi Oïda, à la Maison de la culture du Japon à Paris, les 7 et 9 mai à 20h
"Sang de cerisiers" d'Yves Borrini, mise en scène de Yoshi Oïda, à la Maison de la culture du Japon à Paris, les 15 et 16 mai à 20h**

Intervenants
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