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Zeruya Shalev

45 min
À retrouver dans l'émission

Laure Adler s'entretient avec la romancière israelienne Zeruya Shalev

Elle commence par ses grands-parents, dont "la génération pionnière (...) très dure..." , a inspiréson dernier livre "Ce qui restent de nos vies" . Ses parents la "kidnappent" du kibboutz alors qu'elle est enfant, pour l'élever eux-mêmes. Son père lui lit des histoires, notamment "La Métamorphose" de Kafka, à cinq ans... Elle s'imagine un temps psychologue. "Le plus grand compliment qu'un lecteur puisse me faire c'est que la lecture de mes livres soit une sorte d'expérience thérapeutique ". Elle évoque son ouvrage controversé "Vies amoureuses" : "lorsque j'écris, des histoires montent (...) d'un puits intérieur inconscient. Il y a toutes sortes de personnalités alternatives en moi..." Elle nous parle de ses personnages féminins , qui souhaitent avant tout "se comprendre". Ce n'est que dans son dernier livre, "Ce qui reste de nos vies" , qu'elle a décidé d'écrire à "partir du corps d'un homme " . "Je pense que l'écrivain est très souvent comme un comédien qui essaye d'entrer dans un autre personnage" Elle revient sur l'attentat dont elle a réchappé, alors qu'elle écrivait son livre "Thèra" : "je savais que ma jambe allait guérir mais j'avais très peur que mon âme ne guérisse pas (...) Je sentais que l'écriture était superflue..." Et puis, un jour, elle reprend son livre, là où elle l'avait laissé. Elle évoque les rapports entre politique et littérature , ses engagements envers les palestiniens , l'adoption , le lien entre les générations ... Des thèmes qui traversent "Ce qui reste de nos vies". "D'une certaine manière, c'est mon livre le plus optimiste" .

Zeruya Shalev
Zeruya Shalev Crédits : Corinne Amar - Radio France
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