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La première semaine d'Insta d'Europe est consacrée à l'Europe et à l'emploi des jeunes.

"L'Europe, une ligne sur mon CV ?"

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À retrouver dans l'émission

Insta d'Europe semaine 1 |L'emploi est l'un des premiers sujets d'inquiétude des jeunes Européens : France Culture y consacre le premier épisode d'Insta d'Europe. Nouveau rendez-vous interactif de la rédaction sur Instagram, à la radio et sur le web jusqu'aux élections européennes le 26 mai.

La première semaine d'Insta d'Europe est consacrée à l'Europe et à l'emploi des jeunes.
La première semaine d'Insta d'Europe est consacrée à l'Europe et à l'emploi des jeunes. Crédits : Anne-Laure Chouin - Radio France

Première semaine d' Insta d'Europe, le nouveau rendez-vous interactif et multimédia de la rédaction de France Culture (pour en savoir plus, c'est ici) consacré à une sujet qui préoccupe particulièrement les jeunes Européens : l'emploi et la formation. 

Partir grâce à l'argent et aux programmes de l'Union européenne, pour les jeunes, est de plus en plus possible. La preuve, 30 ans après la création d'Erasmus, ce sont près d'un million de personnes qui ont profité de ce programme, rien qu'en France. Depuis, les opportunités de se former grâce à l'Europe se sont étoffées, sans que le grand public soit très au courant. 

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Et pourtant, dans l'immense majorité des cas, l'employabilité de ces jeunes qui en ont profité s'est nettement améliorée. Par ailleurs, l'Europe a tenté d'intensifier ses actions en direction des publics les plus fragiles ou éloignés de la formation et de l'emploi. Glossaire.

#Erasmus

C'est le nom qui englobe la plupart des programmes construits par la Commission européenne pour permettre de se former dans l'un des pays de l'Union, mais aussi hors UE, 34 pays au total. L'Agence nationale d'Erasmus se situe à Bordeaux. Elle assure la promotion et la gestion de ces programmes : des actions de mobilité, des projets de partenariats, des soutiens aux politiques publiques. 

Elle regroupe des programmes qui avaient auparavant un autre nom, comme Leonardo, destiné aux apprentis, ou Grundtvig, qui concerne la formation continue. Erasmus gère plusieurs budgets dont le plus important reste celui consacré aux mobilités dans le secteur de l’enseignement supérieur en Europe (85,5 millions d'euros en 2018). Ces mobilités sont aussi possibles hors de l'Europe, dans 86 pays l'année dernière. 100% des universités françaises permettent de partir en Erasmus.

#Apprentissage 

Encourager la mobilité des apprentis est l'un des chantiers prioritaires de l'Europe du travail, avec notamment cette initiative de la Commission européenne en 2016 : Erasmus pro.

Pour l'instant, les apprentis français sont moitié moins nombreux à partir via l'Europe que leurs collègues étudiants. Pour 2018 par exemple, seulement 475 candidatures ont été proposées, 311 ont été financées. Si l'on est étudiant en lycée professionnel, il faut savoir que 20% seulement des établissements de ce type proposent des mobilités. Les bourses qui accompagnent les séjours de ces publics ont augmenté, pour faciliter les départs et vaincre les réticences. En 2018, c'est l'Espagne qui a eu les faveurs des apprentis, devant l'Irlande et le Royaume-Uni, peut-être un effet Brexit. 

Particularité : l'enseignement agricole bénéficie de plus de 8% des crédits Erasmus alors qu'il ne représente que  2% des effectifs nationaux.  

#Inclusion

Partir pour se former, c'est bien. Mais lorsqu'on a décroché du système scolaire, lorsqu'on cherche un emploi, lorsqu'on souffre de handicap etc., l'Europe se préoccupe-t-elle de nous ? 

Réponse : de plus en plus. Les états de l'UE se sont fixé pour ambition de réduire à moins de 10% la part des jeunes de 18-24 ans en dehors de tout système de formation et sans diplôme du second cycle ou secondaire. De plus en plus d'agences Pôle Emploi encadrent des demandeurs d'emploi pour leur permettre de se former à l'étranger, et nombreuses sont les associations s'occupant spécifiquement des publics en grande difficultés (scolaires, sociales, familiales ou physiques) qui encouragent et organisent, via les fonds européens, des échanges en Europe ou hors UE pour ces personnes. Ce sont souvent des séjours de "rupture", comme le fait l’association "Aux couleurs du DEBA" à Pessac, dans la banlieue de Bordeaux. 

#Solidarité

De plus en plus de jeunes souhaitent s'engager tout en travaillant, et si possible hors de leurs frontières. Depuis peu, il existe un "Corps Européen de Solidarité", qui regroupe notamment les jeunes souhaitant effectuer un "service volontaire européen", sorte de service civique à l’européenne. Ils partent donc effectuer des missions dans plusieurs types d'organisations, qui sont parfois associatives, mais qui partagent toujours des valeurs d'inclusion et d'aide. Une façon, pour nombre de ces jeunes plus engagés que la moyenne, de "semer l'idée européenne" auprès des publics qu'ils côtoient : enfants, adolescents, retraités, immigrés, etc. 

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