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couverture de La Revue Bacchanales n°54
Épisode 2 :

OROUGH FARROKHZAD (Le péché)

3 min
À retrouver dans l'émission

Une semaine Iran initiée par une revue de la Maison de la poésie Rhône Alpes : « Bacchanales » consacrée aux Poètes Libertaires de l’Iran et par laquelle on découvre quelques-unes des écritures contemporaines les plus populaires.

couverture de La Revue Bacchanales n°54
couverture de La Revue Bacchanales n°54 Crédits : Phil DONNY

L’ancienne poésie Persane, l’empreinte de OMAR KHYAM, du Hafez de Chiraz, trouvent-t-elles des réponses dans l’écriture de NIMA YOUCHIDJ OROUGH FARROKHZAD ABMAD CHAMLOU SIMINE BEHBAHANI et des autres poètes présentés dans l’ouvrage. La traduction de REZA AFCHAR NADÉRI nous la restitue littérature et chant. Chaque poème est une calligraphie, un jeu subtil de l’écriture et une voix renfermant d'autres voix,  s’obligeant à l’épreuve du public.

La poésie iranienne porte en elle sa force d’hymne, elle nous frappe par son "bel ensemble". Elle peut rentrer dans la case actualités ou même dans celle des jeux de 20 heures, sujette à des phénomènes de popularité qui nous dépassent, c’est un chant, c’est une plainte lyrique libératrice, tout poème est libertaire dans la force symbolique qu’il porte en lui, et les multiplicité d'images qu’il enferme.

Intituler ceux-ci et celles-ci des Poètes Libertaires d’Iran, ne les place pas à la marge. Toutes et tous sont des piliers de l'écriture orale et de la langue persane. Nima Youchidj ( Ohé les humains ! ) se libère du carcan de la métrique traditionnelle et affranchit ses successeurs parmi lesquels Ahmad Chamlou le poète engagé auréolé d’un prestige national à l’image d’Hugo ou Garcia Lorca. Le rôle des femmes poètes est frappant dans cet univers des cultures de l'Islam, unique par les passions qu’elles suscitent et la reconnaissance nationale et internationale qui les accompagnent. Aucun équivalent dans nos univers. Poésie du chatoiement, de la sensualité vespérales des miroitements, poésie de la vérité affrontée, de l’insoumission et des combats. On écoute la force de courage et d'intransigeance qui la bâtit.

La poésie Persane raconte l’Iran loin d'avant aussi bien qu'à présent. Les poèmes de Hafez de Chiraz (1300) y restent un éblouissement quotidien, ils sont lus, chantés, ils sont interprétés et sont l’objet de jeux divinatoires. La légende de Omar Khayyam (an 1000) ouvre aussi aux interprétations, savant, philosophe,  provocateur, sage ou fou ? Les traductions, dans toutes les langues et par centaines, disent une vitalité de cette archive invisible de l'humanité : le chant, la parole sont contenus dans l’écriture.

La présentation et les commentaires de la revue «Bacchanales» sont faites par son traducteur Reza Afchar Nadéri, lui-même poète. Ils suffiraient à nous dispenser des illustrations figuratives figées ou puériles, accident récurent des éditions poétiques et des revues de bonne volonté. La présente publication de la Maison de la poésie de Grenoble n’en reste pas moins un événement.

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