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Nathalie Quintane
Épisode 3 :

Nathalie Quintane

4 min
À retrouver dans l'émission

Passe rapide à Nathalie Quintane, qui accompagna Tarkos qui accompagna Pennequin qui accompagna Quintane en scènes poétiques.

Nathalie Quintane
Nathalie Quintane Crédits : Bamberger/POL

Le premier texte est issu de L’année de L’algérie, paru en 2004 à Inventaire-Invention "On va faire quelque chose qui ne se verra pas dans un endroit où il n'y a personne"

Nous terminons cette saison avec deux voix proches dans leur histoire personnelle, liée à Christophe Tarkos (semaine du 30/05/2016). Ils ont de remarquable qu’ils dérangent la poésie. Leur réflexion et leur recherche formelle ne nous conduit pas au poème sage, encadré, recueilli. Charles Pennequin d’abord est son propre lecteur, son écriture profère sa recherche, il parle, il scande, la technique de la répétition empruntée à Tarkos le jette dans des flots ici réduits, cités en de trop brefs extraits. Nathalie Quintane a fondé une revue avec Christophe Tarkos en 93 et vécu près de lui . « RR » elle y joue de la parodie et de ses renvois à la poésie contemporaine. Dans les deux poèmes énumératifs choisis, Quintane avance en faisant s’articuler des souvenirs et des savoirs, s’arrêtant sur les mots et leur réverbération.

Final : Approchant des derniers jours, on peut rappeler les objectifs initiaux de cette quotidienne et se couvrir de pétales de roses, d’ailleurs fortement trempés. Faire entendre une poésie vivante, un auteur hebdomadaire (ou quelquefois un théme), tenir dans le format court imposé, trois minutes. On l’a fait, avec fébrilité, fièvre et délectation. Déplier un instant ces auteurs, nous dévisager en cours d’enregistrement, sentir naitre un son, une présence... Je dois à l’écoute de Manouschak Fashahi et à sa restitution par le montage et la réalisation, à sa finesse et son tempo, à la présence de l’équipe, aux studios, aux techniciens forts d’expériences en poésie, amis sensibles, tout un émerveillement à sentir s’assembler mes pagailles internes. Un acteur est habitué à déborder, expliquant son goût des logorrhées poétiques ou des auditoires extensibles par un soucis d’amplitude. La plupart du temps le poète n'a rien demandé, on lui refait le coup du passeur sans prévenir. Or l'expérience montre que les poètes ont moins besoin des comédiens que ceux-ci n’ont nécessité d'auteurs. Le poème suppose une parole, se frayant un son dans le sous-bois des sensations. L'auteur entend ou transcrit des voix, ou les rappelle ou les entonne ou les remixe, on ne connait pas de poème muet. Cependant ses voix incluses appartiennent au lecteur, une fois le poème publié, elles se situent entre l’oeil et la page. L’oreille entend l’écriture. Par son lecteur la Poesie déchante aussi vrai qu'elle enchante. Faites gaffe au comédien, c’est un ajusteur, un modeleur déformé. Mais gardez-le, il doit encore se perfectionner et varier ses expériences. Avec l’assentiment des auditeurs, nous avons pu changer de registre, c’était un des buts espéré, et celui de découvrir des écritures ensemble. Cette case « sur l’instant » et son déploiement en Podcast, le succès qu’elle connaît, nous confirme dans l’idée de pousser encore l’instant magique. Transe Culture, maintenir ce lien d’écoute poémzique.

Intervenants
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