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Jean Becker au 42ème Festival International du Film de Karlovy Vary

Jean Becker, maître artisan

44 min
À retrouver dans l'émission

"Je crois que la chose la plus importante que mon père m’a apprise, c’est que l’on ne peut faire un film sans humanité." Jean Becker

Jean Becker au 42ème Festival International du Film de Karlovy Vary
Jean Becker au 42ème Festival International du Film de Karlovy Vary Crédits : Petr Novák, Wikipedia

Fils du réali­sa­teur Jacques Becker, Jean Becker est son assistant pour Touchez pas au grisbi, Le trou et _Montparnasse 1_9. Il fait aussi ses armes aux côtés de  Julien Duvivier et d'Henri Verneuil dans les années cinquante. En 1961, il signe son premier long métrage  : Un nommé La Rocca, avec Jean-Paul Belmondo. Suivront deux autres polars avec "Bébel" : Echappement libre (1964) et Tendre voyou (1966) ainsi que le délicieux Pas de caviar pour tante Olga (1965), comédie farfelue inspirée d'un roman d'Exbrayat, avec Pierre Brasseur et Francis Blanche et des dialogues d'Henri Jeanson. Après ces débuts en fanfare, le réalisateur cesse de tourner des fictions pendant près de vingt ans. En 1983, miracle! Il revient avec L'été meurtrier, adaptation d'un roman de Sébastien Japrisot, avec Alain Souchon et Isabelle Adjani dans les rôles principaux, qui connaît un grand succès critique et commercial. Pendant les douze années suivantes, il se consacre à la télévision et à la publicité. Il triomphe de nouveau sur le grand écran avec Elisa en 1995 : Vanessa Paradis y campe une adolescente décidée à régler ses comptes avec son père joué par Gérard Depardieu. Depuis lors, il enchaîne les films de belle facture, marqués par la qualité du récit et l'épaisseur des personnages. Les Enfants du marais (1999) ; Un crime au paradis, (2001), Effroyables Jardins (2003) ; Dialogue avec mon jardinier (2007) , Deux Jours à tuer (2008) ; La Tête en friche (2010) et Bon rétablissement (2014) sont autant de jalons dans une filmographie qui lui vaut d'être considéré comme un des derniers maîtres artisans du cinéma français.  Modeste, Jean Becker n'a d'autre but que de "raconter au mieux ce qui l'a touché à la lecture et de le traduire à l'écran sans qu'il y ait trop de déperdition".  Dans son dernier film, Le Collier rouge (sortie en salle prévue le 28 mars), avec François Cluzet et Nicolas Duvauchelle, il nous raconte l'histoire d'un ancien poilu, décoré de la Légion d'honneur, qui attend son procès dans une bourgade du Berry. 

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