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Le président de la République Emmanuel Macron

Son adversaire serait-elle la finance ?

25 min

Dans un entretien à Ouest France, Emmanuel Macron s'en prend, de manière assez inattendu, aux grands intérêts financiers et ceux des marchés ainsi qu'à la mondialisation.

Le président de la République Emmanuel Macron
Le président de la République Emmanuel Macron Crédits : OZAN KOSE - AFP

En ce jour de la Toussaint, fête de toutes celles et ceux sanctifiées par le don de la grâce divine, voilà qu'un nouveau sondage publié aujourd'hui vient attester, une fois de plus, de la disgrâce présidentielle. Avec 21%, seulement, d'opinion favorable, la cote de popularité du Président Emmanuel Macron est à son plus bas niveau depuis le début du quinquennat. Moins 4 points en un mois.  

Dans ce contexte, disons, peu favorable au chef de l'Etat, Emmanuel Macron a beau s'être mis au vert pour "souffler" un peu, il n'en reste pas moins omniprésent. Pour preuve, cet entretien accordé à Ouest France et publié dès hier soir. Ou quand la célèbre formule du "En même temps" ne servirait  pas seulement à surmonter les contradictions mais répondrait, aussi, à cette fascination de l'homme moderne pour la capacité d'être, à la fois, ici et ailleurs. Quoi qu'il en soit et alors qu'il s'apprête à célébrer, la semaine prochaine, le centenaire de la fin de la première guerre mondiale, le chef de l'Etat se dit, dans cet entretien, "frappé" par la ressemblance entre la situation actuelle en Europe et celle qui y régnait durant l'entre deux-guerres, dans les années 30. Emmanuel Macron appelle à résister en portant "la vigueur démocratique et républicaine". Cette stratégie consistant à se présenter en seul rempart contre les extrêmes n'est pas franchement nouvelle. Ce qui apparaît plus surprenant, en revanche, ce sont ses attaques, toute proportion gardée, contre la mondialisation et les institutions financières.

Les autres titres de l'actualité

Quand Bruxelles réitère ses inquiétudes sur la future fusion entre Alstom et Siemens.   L'exécutif européen a envoyé une "communication des griefs", ce qui, dans le jargon bruxellois, constitue une sorte d'acte d'accusation pour éviter que ce mariage ne tue la concurrence.    

A en croire la presse britannique, ce matin, un accord aurait été trouvé sur le Brexit. Plus exactement, cet accord donnerait aux établissements financiers britanniques un accès a minima aux marchés de l'Union européenne après la sortie de la Grande Bretagne de l'UE.   

Au Sri Lanka, après avoir limogé illégalement son premier ministre, le président a finalement accepté de convoquer le parlement. Ce sera lundi prochain.    

A 3 jours maintenant du référendum d'indépendance sur la Nouvelle Calédonie, invité : Samuel Ribot, cofondateur de l'Agence Locale de Presse et ancien journaliste en Nouvelle Calédonie.

Enfin c'est aujourd'hui la journée mondiale du Véganisme. L'occasion de mieux comprendre ce mode de vie et ses implications.

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