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Deux avocats d'ex-employés de l'usine GoodYear, devant le conseil des Prud'hommes du Parc des expositions et des congrès d'Amiens

Goodyear : un procès hors norme contre les licenciements boursiers

25 min

C'est un procès hors norme qui s'est ouvert ce matin à Amiens, obligeant même le tribunal à se déplacer dans une salle de spectacles. 832 anciens salariés de l’usine Goodyear attaquent aux prud'hommes le géant du pneumatique pour licenciement sans cause économique réelle et sérieuse.

Deux avocats d'ex-employés de l'usine GoodYear, devant le conseil des Prud'hommes du Parc des expositions et des congrès d'Amiens
Deux avocats d'ex-employés de l'usine GoodYear, devant le conseil des Prud'hommes du Parc des expositions et des congrès d'Amiens Crédits : FRANCOIS LO PRESTI - AFP

C'était le 20 janvier 2016. Emmanuel Macron, alors ministre de l'Economie et de l'Industrie répondait à un ex-salarié de Goodyear, condamné à neuf mois de prison ferme pour la "séquestration", pendant une trentaine d'heures, du DRH et du directeur de la production de l’usine d'Amiens : "La vie d’un entrepreneur, elle, est bien souvent plus dure que celle d’un salarié", avait-il déclaré, avant d'ajouter : "Ça n'existe pas d'interdire le licenciement". Depuis, le ministre est devenu Président et les ordonnances qui portent son nom sont venus limiter le périmètre d’appréciation des difficultés économiques des entreprises transnationales au plan strictement national. 

Une manière, en somme, de mettre fin, définitivement, aux affaires du type Goodyear et autres Continental. Mais c'était sans compter la procédure lancée par les ex-salariés de Goodyear contre leur entreprise, procédure antérieure, justement, aux récentes réformes du code du travail. Et c'est ainsi qu'à partir d'aujourd'hui, 832 anciens employés de l'usine de pneumatique d'Amiens Nord, se retrouvent donc à pouvoir attaquer devant les prud'hommes leur ancienne société, au motif, disent-ils, que leur licenciement était dépourvu de cause économique réelle et sérieuse.

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