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Photo du siège social de la Française es Jeux

La privatisation de la Française des Jeux : nouvel exemple de loterie nationale

25 min

Test grandeur nature pour tenter de réconcilier le grand public avec la Bourse, l'Etat a lancé, ce matin, la souscription destinée à réserver les actions de la Française des Jeux, avant son entrée en Bourse, prévue le 21 novembre prochain.

Photo du siège social de la Française es Jeux
Photo du siège social de la Française es Jeux Crédits : ERIC PIERMONT - AFP

Si la loterie reste l’un des jeux préférés des Français, en sera-t-il de même avec la privatisation de la Française des Jeux, dont le coup d'envoi a été lancé ce matin, avant une entrée en Bourse fixée au 21 novembre prochain ? Ou dit autrement, que peuvent espérer gagner les Français en achetant, à partir d'aujourd'hui, une action de la FDJ, étant entendu que l’évolution de la Bourse est, par nature, incertaine ? A ce nouveau jeu d'argent et de hasard, seul l'Etat, premier actionnaire avec 72% du capital semble certains, lui, de remporter des gains. Tout d'abord, en ramenant sa part à 20%, il pourrait engranger entre 1,2 et 1,7 milliard d'euros. Par ailleurs et même après privatisation, il continuera d'empocher les quelque 3,5 milliards d'euros de recettes fiscales et sociales versées chaque année par la Française des Jeux. Enfin, il recevra également 380 millions d'euros de l'entreprise, en échange du monopole pour exploiter, pendant 25 ans, jeux de loterie et paris sportifs dans son réseau physique. En réalité, la seule rentrée d'argent à laquelle l'Etat devra véritablement renoncer, avec cette opération, c'est le dividende. Il avait touché 87 millions d'euros au titre de l'exercice 2018. Or cette somme sera drastiquement réduite, dès lors qu'il a choisi d'abaisser de 72% à 20% sa présence au capital de la FdJ.    

En revanche, là où, évidemment, cette privatisation demeure un véritable pari pour l'Etat, c'est que même si la Française des Jeux est aujourd'hui l'une des rares entreprises publiques françaises en bonne santé financière, cela ne garantit pas de façon automatique le "succès populaire" souhaité par le gouvernement. Ce qui repose, au fond, cette question : pourquoi avoir décidé cette privatisation ?

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