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Sur la place du Congrès de Buenos Aires, la tristesse et la rage des militantes aux foulards verts qui défendaient ce texte

Légalisation de l'avortement en Argentine : le non l'a emporté au Sénat, mais une brèche est ouverte

15 min
À retrouver dans l'émission

Après des mois de mobilisations des militantes et 17 heures de débat, le Sénat a rejeté le projet de légalisation de l'avortement qui avait été validé par les députés mi juin.

Sur la place du Congrès de Buenos Aires, la tristesse et la rage des militantes aux foulards verts qui défendaient ce texte
Sur la place du Congrès de Buenos Aires, la tristesse et la rage des militantes aux foulards verts qui défendaient ce texte Crédits : Eitan Abramovich - AFP

La douche froide pour tous ceux qui espéraient voir l'avortement légalisé en Argentine. Les sénateurs du pays ont rejeté le projet de loi instituant l'avortement légal et gratuit après 17 heures de débats. L'issue du vote était attendu dans ce pays très conservateur, très catholique, celui du pape François. 38 sénateurs ont dit non au texte prévoyant l'avortement pendant les 14 premières semaines de grossesse. 31 ont voté en faveur du texte et deux se sont abstenus. Une décision qui met un terme aux espoirs des organisations féministes alors que le texte avait été approuvé, de justesse, par les députés en juin. D'après les estimations, 500 000 avortements sont pratiqués clandestinement chaque année dans le pays. A Buenos Aires, des milliers de personnes étaient dans la rue, des militant.es pro et anti IVG  rassemblées depuis hier notamment devant le Parlement, sur la place du Congrès. Une place divisée en deux, à l'image de la société. D'un côté, la joie, de l'autre, la déception. Mais aussi une envie de continuer à lutter. Sur place, nous écouterons le reportage de notre correspondante en Argentine Caroline Vicq.

On le verra, une brèche est ouverte. Le texte pourrait être représenté dès l'année prochaine. 

Invité de ce journal : Mauricio Latorre, journaliste à RFI.

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3 min
Mauricio Latorre : "Le Sénat n'est pas aussi représentatif des populations que la chambre des députés et il y a eu une victoire dans les consciences"

On calculait déjà qu'au Sénat cela serait très très difficile. Parce que le Sénat n'est pas aussi représentatif des populations que la chambre des députés. Toutes les provinces du pays sont représentées à parts égales. Et les provinces de l'intérieur, surtout les plus attachées à la culture catholique et traditionnelle, donc plus anti avortement, ont eu le même poids, ou davantage, que les provinces progressistes comme celle de Buenos Aires.      
Il faut retenir que c'est un début surtout pour tous les mouvements féministes. Il y a eu une victoire dans les consciences des gens. C'est un sujet tabou. Même l'ex présidente Cristina Kirchner a changé d'avis, parce qu'elle voit que les mentalités des nouvelles générations ont changé. Pendant ses deux précédents mandats, elle s'était refusée complètement à tout traitement du sujet avortement au Parlement. Donc, c'est sûr, dans un an ou deux, cela sera approuvé.

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