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En RDC, un supporteur du nouveau président provisoirement élu, Felix Tshisekedi, défile dans les rues de Kinshasa

La confusion en République Démocratique du Congo

25 min

En RDC, les résultats publiés par la Commission électorale nationale donnent l'opposant Félix Tshisekedi vainqueur de la présidentielle avec 38,57% des suffrages. Un résultat aussitôt contesté par un autre candidat de l'opposition, Martin Fayulu.

En RDC, un supporteur du nouveau président provisoirement élu, Felix Tshisekedi, défile dans les rues de Kinshasa
En RDC, un supporteur du nouveau président provisoirement élu, Felix Tshisekedi, défile dans les rues de Kinshasa Crédits : JOHN WESSELS - AFP

Parce que pour la première fois de l'histoire du pays un président sortant avait accepté de se retirer sous la pression du droit et non des armes, l'élection présidentielle organisée en République Démocratique du Congo s'avérait d'ores et déjà comme un événement sans précédent. Or ce matin, voilà que ce scrutin trois fois reporté a vu sa portée historique se doubler de l'annonce, pour la première fois, de la victoire d'un candidat de l'opposition. Un véritable coup de tonnerre pour le plus grand pays d'Afrique subsaharienne. Selon la commission électorale et au terme d'une très  longue attente, Félix Tshisekedi, 55 ans, arriverait donc en tête avec 38,57% des voix. 

Seulement voilà, ces résultats ne correspondraient pas au décompte effectué, de son côté, par la Conférence épiscopale, laquelle attribue la victoire à un autre candidat de l'opposition, Martin Fayulu. Ce dernier a aussitôt dénoncé un "putsch électoral". "Les résultats n'ont rien à voir avec la vérité des urnes", a encore précisé celui qui, en réalité, est aujourd'hui soutenu par les principaux rivaux du pouvoir sortant. Et c'est d'ailleurs bien en cela que les résultats annoncés ce matin alimentent la suspicion. Ces derniers jours, Félix Antoine Tshisekedi, le candidat de l'opposition déclaré provisoirement vainqueur, ce matin, de l'élection avait tendu la main à l'ex-président Joseph Kabila, laissant entendre que des négociations secrètes auraient pu être menées en vue d'un partage du pouvoir.

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Au Venezuela, le président Nicolas Maduro doit prêter serment aujourd'hui pour un second mandat avec un soupçon d'illégitimité, qui laisse présager un plus grand isolement international, le tout dans un pays en proie à la pire crise économique de son histoire récente.     

L'heure du pouvoir a enfin sonné pour Ciudadanos. Quatre ans après son irruption sur la scène nationale espagnole, le parti libéral de centre droit va gouverner pour la première fois une région, l'Andalousie, mais avec l'appui pour le moins embarrassant de l'extrême-droite.    

Décidément, à chaque jour qui passe, la chute semble de plus en plus vertigineuse pour l'actuel PDG de Renault. Après que le tribunal de Tokyo a rejeté, hier, une demande de fin de détention, voilà qu'on apprend que Carlos Ghosn ne serait plus résident fiscal en France depuis 2012 mais domicilié fiscalement aux Pays-Bas, un pays connu pour ses avantages en la matière.   

En France, l'exécutif reste sous pression avant le lancement, mardi prochain, du grand débat national. Depuis que Chantal Jouanno y a renoncé, on ne sait toujours pas qui pilotera les échanges. Ce matin, le président du Modem, François Bayrou, a estimé pour sa part que les maires, et non la Commission nationale du débat public "dont la légitimité est nulle", devaient organiser cette grande consultation.   

Invité : Marc Fesneau, ministre chargé des Relations avec le Parlement.

ministre chargé des Relations avec le Parlement, ancien député du Loir-et-Cher et président du groupe MoDem à l'Assemblée
ministre chargé des Relations avec le Parlement, ancien député du Loir-et-Cher et président du groupe MoDem à l'Assemblée Crédits : Nathalie Lopes - Radio France
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