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Des civils fuient les bombardements de l'aviation turque dans le Nord de la Syrie

L'offensive turque dans le nord de la Syrie a commencé

25 min

Les forces kurdes se préparent aujourd'hui à une offensive terrestre turque, après les bombardements qui ont marqué, la veille, le lancement de l'offensive d'Ankara dans le nord de la Syrie.

Des civils fuient les bombardements de l'aviation turque dans le Nord de la Syrie
Des civils fuient les bombardements de l'aviation turque dans le Nord de la Syrie Crédits : DELIL SOULEIMAN - AFP

Après que le président américain lui aura donné son accord formel, dimanche dernier, et quand bien même Donald Trump a pu sembler se raviser depuis, allant jusqu'à se risquer à mettre en garde son homologue turc, trois petits jours, à peine, auront donc suffit au sultan d'Ankara, l'autocrate Recep Tayip Erdigan, pour mettre ses menaces à exécution. C'est, d'ailleurs, par un tweet, le canal de communication favori du locataire de la Maison-Blanche que l’homme fort du Bosphore a annoncé, hier, le début de ses opérations contre les forces kurdes, dans le Nord de la Syrie. Or, ni le doux nom donné à cette offensive, baptisée “Source Paix”, pas plus que la lettre adressée au Conseil de sécurité de l'ONU et dans laquelle la Turquie assure que son opération militaire sera "proportionnée, mesurée et responsable", ne laissent de place au doute quant aux conséquences désastreuses d'une telle attaque. Déjà, un premier bilan des frappes visant les positions des YPG, les Unités de protection du peuple kurde, fait état d'une dizaine de morts, dont des civils, des blessés mais aussi des milliers de déplacés fuyant les zones bombardées. Et puis au moins tout autant que le probable bilan humain désastreux de cette opération, c’est la résurgence possible de l’organisation Etat Islamique qui est aujourd'hui dans tous les esprits. Preuve de cette menace: la nuit précédant l’offensive turque, Daech a mené au moins deux attaques dans le nord de la Syrie, provoquant une douzaine de morts.   

En d'autres termes, le risque bien réel existe, à présent, que cette invasion qui prétend déloger ceux-là même qui, depuis plusieurs années, se battaient contre les jihadistes aux côtés de la coalition internationale, mais qu’Ankara considère comme des terroristes, ne provoque un nouveau conflit interminable, dans ce qui était pourtant, jusqu’à aujourd’hui, l’une des régions les plus sûres et les plus stables de Syrie.  

A la demande de cinq pays européens, le Conseil de sécurité des Nations-Unies doit se réunir à huis clos, ce matin, pour débattre de la situation. De son côté, le Congrès américain a promis à la Turquie des sanctions “dévastatrices” si elle continue son offensive. De nombreux pays arabes dénoncent, eux, vivement cette attaque. Bref, le concert de gesticulation diplomatique habituelle. Sauf que l'indignation, Bertrand, n'a, non seulement jamais empêché a priori les guerres, mais le plus souvent, sert aussi et surtout à se déculpabiliser.

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En Allemagne, au lendemain de l'attentat qui a fait deux morts et deux blessés graves, les plus hauts représentants de l'Etat sont attendus aujourd'hui à la synagogue de Halle. Et ce alors que les critiques fusent désormais dans la communauté juive, qui exige une meilleure protection.   

Jour J à Lyon pour la mobilisation mondiale contre le sida, le paludisme et la tuberculose. C'est ce soir, en effet, qu'on connaîtra le nouveau montant que pourra consacrer le Fonds mondial pour tenter d'éradiquer ces trois maladies infectieuses à l'horizon 2030.  

La Française Sylvie Goulard a appelé jeudi les élus européens à statuer "en leur âme et conscience" sur son aptitude à rejoindre la commission européenne au terme d'une seconde audition visant à répondre aux doutes sur son intégrité.

Menacée depuis plusieurs semaines, l'usine Michelin de La Roche-sur-Yon, qui emploie 619 salariés, fermera ses portes d'ici la fin de l'année prochaine. Annonce faite, ce matin, par le géant français du pneu.  

Au procès du commando de Notre-Dame, la Cour d'assise spéciale a entendu, ce matin, les plaidoiries des parties civiles.

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Sébastien Chenu : "Madame Goulard aurait dû renoncer à son poste de Commissaire, mais elle avait d'autres préoccupations politiques et financières."

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