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Au siège du parti de l'Alliance populaire révolutionnaire américaine à Lima, les partisans de l'ancien président péruvien Alan Garcia assistent à sa veillée funèbre.

Alan Garcia, dernière victime du scandale de corruption Odebrecht

25 min

Ces dernières semaines, Alan Garcia s'était défendu en affirmant qu'il n'existait aucune preuve ou transfert d'argent qui le liait à un quelconque fait répréhensible. Hier, juste avant son arrestation pour une affaire de blanchiment d'argent présumé, l'ancien président péruvien s'est suicidé.

Au siège du parti de l'Alliance populaire révolutionnaire américaine à Lima, les partisans de l'ancien président péruvien Alan Garcia assistent à sa veillée funèbre.
Au siège du parti de l'Alliance populaire révolutionnaire américaine à Lima, les partisans de l'ancien président péruvien Alan Garcia assistent à sa veillée funèbre. Crédits : ERNESTO BENAVIDES - AFP

C'est le dernier rebondissement dramatique de ce dossier tentaculaire, le scandale de corruption Odebrecht, du nom de ce géant brésilien du bâtiment, lequel a acheté une bonne partie de la classe politique latino-américaine. Hier, juste avant son arrestation par les forces de police, Alan Garcia s'est tiré une balle dans la tête. La justice péruvienne avait décidé de placer l'ancien chef de l'Etat en détention provisoire, pendant dix jours, dans le cadre de cette vaste enquête pour fraude. En l'occurrence, Alan García, ce colosse charismatique d'1,90m qui aura longtemps bénéficié de l'aura du persécuté politique, était soupçonné d'avoir reçu des pots-de-vin de la part de l’entreprise de BTP, afin de faciliter la construction d’un métro dans la capitale, Lima.   

En réalité, nombre de Péruviens lui vouaient encore une haine tenace, notamment pour sa gestion désastreuse durant son premier mandat présidentiel, lorsque l'inflation atteignait des sommets, une période synonyme pour beaucoup de chaos économique, mais aussi de corruption. De son côté, le gouvernement a, lui, décrété trois jours de deuil national et ordonné la mise en berne du drapeau national sur les institutions publiques. En revanche, la famille a demandé aux autorités de ne pas s'impliquer dans les obsèques et même rejeté un enterrement avec les honneurs d'Etat, comme le veut pourtant la coutume pour un ancien président.

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Washington a significativement renforcé hier la pression sur La Havane, en ouvrant la voie à des actions en justice contre des entreprises étrangères présentes à Cuba. Et ce faisant, les Etats-Unis choisissent, également, de faire fi des menaces de représailles commerciales lancées par l'Union européenne, premier partenaire économique de l'île.    

Quand Kim Jong-un relance le bras de fer avec Donald Trump. Hier, le dictateur nord coréen a supervisé l'essai d'une nouvelle arme tactique, premier test rendu public par PyongYang depuis l'échec du sommet de Hanoï. 

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