LE DIRECT
Plusieurs drapeaux des membres de l'Union européenne flottent près du Parlement de Strasbourg.

L'édifice européen une nouvelle fois fragilisé

33 min

A quelques heures d'un sommet en visioconférence des Vingt-Sept, la Hongrie et la Pologne se retrouvent aujourd'hui sous la pression des Européens, exaspérés par leur entêtement à bloquer leur plan de relance post-Covid.

Plusieurs drapeaux des membres de l'Union européenne flottent près du Parlement de Strasbourg.
Plusieurs drapeaux des membres de l'Union européenne flottent près du Parlement de Strasbourg. Crédits : SEBASTIEN BOZON - AFP

Si le sommet européen prévu aujourd'hui devait être officiellement consacré à la lutte contre la pandémie de coronavirus, nul doute que la recherche d'une solution pour sortir de la crise devrait, en réalité, davantage tourner autour d'un autre sujet de tension : le blocage du plan de relance de l'UE, après que la Hongrie et la Pologne, rejointes depuis par la Slovénie, ont de nouveau refusé, hier, que le versement des aides soient subordonnées au respect de l'Etat de droit. Alors l’Europe n’en est pas à sa première crise à régler en urgence. En l'occurrence, les contentieux avec la Hongrie et la Pologne, sous la férule de leurs dirigeants populistes de droite, ne datent pas d'hier. Reste que l'adoption de ce plan de relance requiert l'unanimité des 27 Etats membres de l'Union européenne. Dès-lors, un compromis est-il encore possible pour résoudre cette équation ? A priori, les Vingt-Sept n'ont pas de solution en vue dans l'immédiat. 

Et puis surtout, cette séquence révèle donc, une fois de plus, la fragilité de l'édifice européen, où prédominent les intérêts nationaux. Alors, s'agissant de la Hongrie, tout d'abord, la position du Premier ministre est avant tout électoraliste. Viktor Orban a dans sa ligne de mire les élections du printemps 2022 et veut s’assurer auparavant qu’aucune sanction ne pourra être prise d’ici là. En revanche, en Pologne, l'enjeu est différent. Il est, a priori, purement idéologique, Varsovie voyant dans cette initiative une entorse inacceptable à sa souveraineté.

Les autres titres de l'actualité

Tandis que la zone euro risque de renouer avec la récession au quatrième trimestre, Christine Lagarde, a réaffirmé ce matin l'engagement de la BCE à assouplir encore sa politique monétaire.  

Crise sanitaire oblige, la compagnie aérienne Air France continue de perdre plus de 10 millions d'euros de cash par jour.

Emmanuel Macron recevait, hier soir, les dirigeants du CFCM qui, à sa demande, lui ont présenté les grandes lignes d'un conseil national chargé de labelliser les imams en France.  

Le Conseil d'Etat a sommé, ce matin, le gouvernement de présenter, dans les trois mois, des éléments permettant de justifier que sa trajectoire de réduction des émissions de gaz à effet de serre pourra bien être respectée à l'horizon 2030.   

Invité de la rédaction : Damien Carême, député européen Europe Ecologie Les Verts, ancien maire de Grande-Synthe, dans le Nord. C'est lui, en tant qu'élu et en tant que citoyen, qui avait saisi le Conseil d’Etat en janvier 2019 d’un recours visant "l’inaction climatique" de la France. 

Écouter
5 min
Damien Carême : "Cela va être à l'Etat de justifier comment il compte faire. Alors que, en matière d'énergies renouvelables par exemple, il est bien en deçà des objectifs qu'il s'était fixé."

En Australie, une enquête doit s'ouvrir à l'encontre des forces spéciales du pays pour des crimes de guerre présumés contre des civils et prisonniers afghans.  

Mike Pompeo doit effectuer aujourd'hui la première visite d'un chef de la diplomatie américaine sur le plateau du Golan, après que les Etats-Unis ont reconnu la souveraineté israélienne sur ce territoire syrien.

Intervenants
  • député européen EELV de Grande-Synthe, ancien maire de Grande-Synthe
À venir dans ... secondes ...par......