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Le président américain Donald Trump

Stupeur et tremblements

25 min

Quand Donald Trump rebat les cartes et provoque la stupéfaction. Le chef de la Maison-Blanche a ordonné unilatéralement le retrait des troupes américaines en Syrie. Le président des Etats-Unis se justifie en martelant que l'EI aurait été vaincu.

Le président américain Donald Trump
Le président américain Donald Trump Crédits : MANDEL NGAN - AFP

Comme à son habitude, la déclaration hier de Donald Trump de bon matin sur son compte Twitter aura visiblement pris de court tout le monde, y compris sa propre administration. Parce qu'il estime que l'organisation Etat islamique a été vaincu en Syrie, le chef de la Maison-Blanche a exprimé sa volonté de retirer les troupes américaines stationnées dans le pays. Un retrait total, qui interviendra aussi rapidement que possible. Et même si Donald Trump n'a jamais caché son scepticisme quant à l'opportunité de s'investir militairement en Syrie, cette annonce n'en reste pas moins stupéfiante, eu égard en particulier aux multiples déclarations émanant tant du Pentagone que du département d'Etat jugeant, au contraire, indispensable le maintien des troupes pour éviter une ré-émergence du mouvement djihadiste.

Pourquoi cette annonce surprise ? Daech a-t-il réellement été vaincu comme l'affirme le président américain ? Toujours est-il que si ce retrait venait à se confirmer, il risque d'influer sur la complexe équation régionale : on imagine que Bachar el-Assad se frotte d'ores et déjà les mains ; idem pour le président turc Recep Tayip Erdogan qui aurait de facto le champ libre pour lancer une offensive militaire contre les forces kurdes syriennes, soutenues jusque-là par les Etats-Unis.

Les autres titres de l'actualité

Le président russe Vladimir Poutine se livre depuis ce matin à son traditionnel face-à-face annuel avec la presse. Une confrontation très attendue dans un contexte de tensions renouvelées avec l'Occident, qu'il s'agisse des intentions américaines de se retirer d'un traité nucléaire stratégique ou bien de la confrontation maritime entre Moscou et Kiev.   

La tension monte au Togo. Des élections législatives y sont organisées aujourd'hui dans un contexte explosif. Un scrutin boycotté par l'opposition.    

Un sondage Ifop stupéfiant sur les Français et les génocides publié aujourd'hui par la Fondation Jean Jaurès, nous apprend qu'un Français sur dix interrogé affirme ne pas avoir entendu parler de la Shoah. Ils seraient également près de 20% à ne pas savoir quand ce génocide a été perpétré.    

Le Parlement a définitivement approuvé, ce matin, le projet de budget 2019 qui comprend des baisses d'impôts et de la dépense publique. Et pour entamer 2019 sur de nouvelles bases, Emmanuel Macron et Édouard Philippe comptent par ailleurs sur le "grand débat national", qui se veut la réponse politique à la plus grave crise depuis le début du quinquennat. 

Notre invitée : Chantal Jouanno, présidente de la Commission du débat public. "Tous les sujets sont sur la table. On ne peut pas bâillonner la parole. La seule limite, c'est la violence", selon elle sur notre antenne.

Chantal Jouanno, présidente de la Commission nationale du débat public (CNDP), le 20 décembre 2018
Chantal Jouanno, présidente de la Commission nationale du débat public (CNDP), le 20 décembre 2018 Crédits : Nathalie Lopes - Radio France
Intervenants
  • présidente de la Commission nationale du débat public (CNDP), ancienne ministre

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