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Vincent Crase et Alexandre Benalla

Le bureau du Sénat saisira bien le parquet à l'encontre d'Alexandre Benalla et Vincent Crase, tous deux soupçonnés de "faux témoignage" lors de leurs auditions devant la commission d'enquête

24 min

Le Sénat a également décidé de saisir la justice des cas de trois hauts responsables de l'Elysée.

Vincent Crase et Alexandre Benalla
Vincent Crase et Alexandre Benalla Crédits : Bertrand Guay, Alain Jocard - AFP

C'est l'autre série dramatique de l'an II du quinquennat Macron. Un feuilleton dans lequel, à l'instar du mouvement des "gilets jaunes", chaque nouvel épisode semble faire appel aux mêmes thèmes que sont "la crise des institutions" d'un côté et "la violence" de l'autre. Hier, Alexandre Benalla a écopé de deux nouvelles mises en examen. La première concerne son rôle présumé dans une interpellation musclée intervenue au Jardin des Plantes, quelques heures avant les faits de violence survenus Place de la Contrescarpe, toujours en marge du défilé parisien du 1er mai. Et puis, l'ex-collaborateur du chef de l'Etat est également ressorti du bureau des juges d'instruction, hier, avec une mise en examen pour "port et détention non autorisé d'armes de catégorie B". L'affaire remonte au 28 avril 2017. A l'époque, Alexandre Benalla, membre du service d'ordre de la campagne d'Emmanuel Macron s'était pris en photo avec une arme à la main, pointée non loin du visage de la serveuse d'un restaurant de Poitiers, à quelques kilomètres de là où le candidat à l'Elysée venait, lui, de tenir un meeting. Le principal intéressé avait prétendu qu'il s'agissait d'un "pistolet à eau". Sauf que depuis, de nouveaux éléments sont apparus dans l'enquête et notamment une note révélant qu'il avait effectué des achats dans une armurerie dans les jours précédant ce cliché.    

Enfin, ultime épisode ce matin, le Sénat s'est, lui, prononcé pour le renvoi devant la justice du cas Benalla, ce qui n'est pas franchement une surprise, mais aussi de trois hauts responsables de la présidence de la République. Il s'agit du secrétaire général de l'Élysée, Alexis Kohler, du directeur de cabinet, Patrick Strzoda, et du chef du groupe de sécurité de la présidence, le général Lionel Lavergne. Des personnalités dont la proximité avec le président de la République confère évidemment une dimension également politique à cette décision des sénateurs.

Crédits : Vincent LEFAI, Sophie RAMIS, Sabrina BLANCHARD, Maryam EL HAMOUCHI - AFP

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Après que l'exécutif a décidé de mobiliser la mission antiterroriste Sentinelle pour les prochaines manifestations de "gilets jaunes", la polémique se poursuit sur l'utilisation de l'armée dans un conflit social. Ce matin, le ministre de l'Intérieur a souligné que ces militaires ne devront en aucun cas participer au maintien de l'ordre.     

La Première ministre britannique, Theresa May, doit présenter aujourd'hui à Bruxelles sa demande d'un report de trois mois du Brexit. Et à huit jours de l'échéance, face à des dirigeants européens lassés des atermoiements de Londres et bien décidés à poser leurs conditions, le temps presse avec le risque plus que jamais redouté d'un départ brutal du Royaume-Uni de l'UE.   

Hélitreuillage de rescapés bloqués dans des arbres et sur des toits, distribution de nourriture, construction de camps, les secours s'organisent difficilement pour venir en aide aux centaines de milliers de sinistrés du cyclone meurtrier qui a balayé l'Afrique australe.    

Enfin l'invité politique de la rédaction aujourd'hui est Gilles Lebreton, chef de la délégation Rassemblement National au Parlement européen.

Gilles Lebreton, député européen et chef de la délégation Rassemblement National au Parlement européen, le 21 mars 2019
Gilles Lebreton, député européen et chef de la délégation Rassemblement National au Parlement européen, le 21 mars 2019 Crédits : Nathalie Lopes - Radio France
Intervenants
  • député européen et chef de la délégation Rassemblement National au Parlement européen.
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