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Le Premier ministre Edouard Philippe

Le gouvernement au chevet de la Seine-Saint-Denis

25 min

Voilà plus d'un an maintenant que les élus de Seine-Saint-Denis réclament, à cor et à cri, un rééquilibrage des politiques publiques dans leur territoire. Depuis ce matin, Édouard Philippe annonce des mesures censées adapter l'action de l'Etat aux enjeux de ce département rongé par la pauvreté.

Le Premier ministre Edouard Philippe
Le Premier ministre Edouard Philippe Crédits : YOAN VALAT / POOL / AFP - AFP

"On ne demande pas la charité mais l'égalité". Voici résumé d'une phrase, par une élue communiste, l'attente aujourd'hui des élus de Seine Saint-Denis, qui tous, quelle que soit d'ailleurs leur obédience politique, dressent le même constat implacable s'agissant de leur département : l'Etat donne moins par habitant pour la justice, la police ou l'éducation dans ce territoire, qui pourtant, en plus de cumuler d'importantes difficultés, se distingue par cette particularité accablante, celle de territoire le plus pauvre de France. Et c'est donc pour corriger cette rupture d'égalité républicaine que le gouvernement, Edouard Philippe en tête, précédé sur le terrain par ses ministres de l'Intérieur, du Logement, de la Justice, de la Santé et de l'Education, présentent, depuis ce matin, une batterie d'une vingtaine de mesures, censées corrigées les inégalités de traitement de l'Etat.  

Bien évidemment, échaudés par les promesses jusqu'à présent non tenues du candidat Macron, qui lors de sa campagne présidentielle avait assuré vouloir "lutter contre l'assignation à résidence" dans les quartiers populaires, mais aussi par l'échec du plan Borloo, lequel devait être un marqueur fort de la stratégie présidentielle et qui aura finalement été rapidement enterré l'an dernier par le chef de l'Etat lui-même, on imagine que toutes les annonces du gouvernement seront passées au crible par les élus. La plus marquante, probablement, concerne l'attribution d'une prime de 10.000 euros aux fonctionnaires à condition de rester au moins cinq ans en poste.

Crédits : Visactu

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L'invité politique de la rédaction : Aurélien Pradié, député du Lot et secrétaire général de Les Républicains.

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Aurélien Pradié : " Les maires sont plus considérés parce qu'ils font primer l'intérêt général sur l'intérêt sectaire d'un parti."
Aurélien Pradié, député du Lot et secrétaire général de Les Républicains, le 31 octobre 2019.
Aurélien Pradié, député du Lot et secrétaire général de Les Républicains, le 31 octobre 2019. Crédits : Nathalie Lopes - Radio France
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