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Le président turc Recep Tayyip Erdogan

Défaite cinglante pour Recep Tayyip Erdoğan

25 min

Les élections municipales organisées hier en Turquie, pourraient bien s'avérer dévastatrices pour le Président Recep Tayyip Erdoğan. Son parti, l'AKP a perdu la mairie de la capitale Ankara et pourrait bien perdre également la métropole Istanbul au profit de l’opposition.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan
Le président turc Recep Tayyip Erdogan Crédits : BULENT KILIC - AFP

Parce que la Turquie est aujourd'hui confrontée à sa première récession depuis 10 ans, mais aussi un chômage en hausse, sans compter une inflation record alimentée par l'affaissement de la monnaie nationale, frappant directement les consommateurs au porte-monnaie, les élections municipales d'hier avaient valeur, sinon de plébiscite, à tout le moins de test pour le président Recep Tayyip Erdoğan, lequel a toujours remporté les élections, toutes les élections sans exception, depuis l'arrivée au pouvoir de sa formation politique en 2002. Et à ce titre, la défaite de son parti dans la capitale, hier, marque donc non seulement la fin d'un règne de près d'un quart de siècle de l'AKP et de ses devanciers islamistes à Ankara, mais elle porte aussi un coup symbolique au dirigeant turc, lequel avait pourtant pesé de tout son poids dans la campagne pour éviter le séisme d'une défaite.  

Et puis ce revers apparaît d'autant plus cinglant que l'AKP se retrouve, également, en grande difficulté à Istanbul, la plus grande ville du pays, le cœur à la fois économique et démographique de la Turquie, mais aussi la ville d'où Erdoğan, lui-même, avait lancé sa carrière politique en tant que maire dans les années 1990. Là-bas, les résultats restent encore extrêmement serrés, ce matin. Mais selon les derniers chiffres, c'est bien le candidat de l'opposition qui pourrait encore sortir en tête.

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Le président algérien Abdelaziz Bouteflika a nommé hier un nouveau gouvernement, censé apaiser la contestation. Et comme promis, la plupart des piliers du régime ont été sortis. En revanche, le puissant chef d'état-major de l'armée, lequel avait récemment suggéré le départ du chef de l'Etat a, lui, été maintenu.   

En Ukraine, le favori des sondages, Volodimir Zelenski, a remporté hier le premier tour de l'élection présidentielle. A 41 ans, ce comédien sans expérience politique doit une bonne part de sa popularité à une série télévisée à succès, dans laquelle il incarne un professeur devenu, justement, chef de l'Etat.

Deuxième semaine du procès en appel d'Abdelkader Merah et Fettah Malki, devant la Cour d'assises de Paris. Ce matin, Eric Voulleminot, l'ancien directeur adjoint de la police judiciaire chargé de la lutte antiterroriste est longuement revenu aujourd'hui sur l'enquête concernant les attentats de Toulouse et Montauban.

La réforme du reste à charge zéro (pour certaines lunettes, prothèses dentaires et auditives) entre en vigueur aujourd'hui. Avec quelles conséquences ?

Le gouvernement était bel et bien au complet, ce matin, pour le Conseil des ministres. Dans un timing pour le moins insolite, hier soir, le remaniement annoncé fait la part belle aux fidèles d'Emmanuel Macron. 

Invité de la rédaction : Olivier Rouquan, politologue, enseignant-chercheur en sciences politiques.

Olivier Rouquan, politologue, enseignant-chercheur en sciences politiques, lundi 1er avril 2019
Olivier Rouquan, politologue, enseignant-chercheur en sciences politiques, lundi 1er avril 2019 Crédits : Nathalie Lopes - Radio France
Intervenants
  • politologue, enseignant-chercheur en sciences politiques et chercheur associé au CERSA (Centre d'Etudes et de Recherches de Sciences Administratives et Politiques)
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