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 Aung San Suu Kyi et le général birman Min Aung Hlaing arrivent pour la cérémonie de passation de pouvoirs au palais présidentiel en 2016.

Birmanie : Aung San Suu Kyi arrêtée. L'armée a repris le pouvoir

24 min

Réseaux téléphoniques et internet interrompus, aéroport fermé, la Birmanie se retrouve depuis, ce matin, partiellement coupée du monde, à la suite d'un putsh militaire. La cheffe du gouvernement civil, Aung San Suu Kyi, a été arrêtée et aussitôt remplacée.

 Aung San Suu Kyi et le général birman Min Aung Hlaing arrivent pour la cérémonie de passation de pouvoirs au palais présidentiel en 2016.
Aung San Suu Kyi et le général birman Min Aung Hlaing arrivent pour la cérémonie de passation de pouvoirs au palais présidentiel en 2016. Crédits : YE AUNG THU / POOL / AFP - AFP

Ex-passionaria de la démocratie lorsqu'elle était cantonnée à la dissidence, transformée depuis en paria de la communauté internationale, tant pour sa conception autocratique du pouvoir que son silence coupable lors du génocide des musulmans Rohingyas, Aung San Suu Kyi va-t-elle recouvrer son statut d'icône, à présent que la junte lui a de nouveau placé un pistolet sur la tempe ? Ce matin, la Dame de Rangoon, laquelle incarne plus que jamais le destin tumultueux de la Birmanie, a été arrêtée à l'occasion d'un coup d'Etat militaire. En déployant partout ses soldats, la puissante armée a repris le pouvoir, plaçant immédiatement ses généraux aux principaux postes, tout en proclamant l'état d'urgence pour un an.   

Voilà plusieurs jours, déjà, que les tensions s'étaient encore accrues entre le gouvernement civil d'un côté et l'armée de l'autre, laquelle n'a jamais acceptée les résultats des élections législatives de novembre dernier, très largement remportées par le parti d'Aung San Suu Kyi. Or c'est aujourd'hui, justement, que le Parlement issu de ce scrutin devait entamer sa première session. Voilà pourquoi, en réalité, ce putsch n'est pas véritablement une surprise.

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