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Le premier Ministre israélien Benjamin Netanyahu

Bibi en Israël : partira ? partira pas ?

25 min

Troisième round électoral, aujourd'hui, en Israël, où la grande inconnue demeure le taux de participation.

Le premier Ministre israélien Benjamin Netanyahu
Le premier Ministre israélien Benjamin Netanyahu Crédits : ATEF SAFADI / POOL - AFP

Faut-il encore parler d'heure de vérité en Israël ? Pour la troisième fois en moins d'un an, les électeurs sont à nouveau appelés aujourd'hui à mettre fin à la plus importante crise politique du pays. Or, après les législatives d'avril et de septembre derniers, lesquelles n'avaient débouché sur aucune majorité parlementaire, la situation ne semble guère avoir évalué. D'après les dernières enquêtes d'opinion, ni le Likoud de Benjamin Netanyahu, ni le parti centriste Bleu et Blanc de Benny Gantz, n'obtiendront suffisamment de sièges pour gouverner avec la majorité absolue, y compris avec l'appui de leurs soutiens respectifs au Parlement. Sans compter que depuis, la détestation entre les deux hommes a visiblement atteint un point de non retour, les deux rivaux s'accusant désormais mutuellement de propager des mensonges et de n'être pas apte à gouverner. Le président Rivlin a, lui-même, dénoncé une campagne "sale et lamentable".   

En réalité, la seule vraie nouveauté de ce scrutin vient de ce que Benjamin Netanyahu est devenu, entre temps, le premier chef de gouvernement en fonction de l'histoire d'Israël à être mis en examen et de surcroît pour corruption, malversations et abus de confiance. Sauf que cette inculpation dont beaucoup imaginaient qu'elle précipiterait la fin de règne de Bibi, n'a pas causé de fléchissement de ses soutiens au sein du Likoud. De sorte que si les appuis de messieurs Netanyahu et Gantz restent stables, et le nombre d'indécis limité, la grande inconnue de ce scrutin demeure, au fond, le taux de participation.

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Julien Marcilly, économiste en chef de Coface, spécialisée dans la gestion des risques et l’économie mondiale, le 2 mars 2020
Julien Marcilly, économiste en chef de Coface, spécialisée dans la gestion des risques et l’économie mondiale, le 2 mars 2020 Crédits : Nathalie Lopes - Radio France
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