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Une manifestante soutenant le leader de l'opposition au Venezuela Juan Guaido

Droit ou devoir d'ingérence

25 min

Après l'expiration d'un ultimatum lancé au président élu Nicolas Maduro (lequel a refusé de convoquer une nouvelle élection présidentielle), Paris, Madrid, Londres et Berlin ont reconnu, ce matin, l'opposant Juan Guaidó comme président du Venezuela par intérim.

Une manifestante soutenant le leader de l'opposition au Venezuela Juan Guaido
Une manifestante soutenant le leader de l'opposition au Venezuela Juan Guaido Crédits : JOAQUIN SARMIENTO / AFP - AFP

Depuis la Yougoslavie (il y a tout juste 20 ans) jusqu'au Venezuela aujourd'hui, en passant par l'Irak puis les printemps arabes, la question d'un point de vue libertarien se pose toujours avec les mêmes termes : une intervention étrangère destinée à soutenir un nouveau leader dans le but de renverser un président en place jugé autoritaire est-elle légitime, dès-lors qu'il ne peut jamais y avoir unanimité de consentement de la part de la population directement concernée ? Et c'est d'ailleurs la raison pour laquelle, parce que le "droit" d'ingérence ne fait pas lui-même l'unanimité parmi les libéraux, il a depuis été transformé en "devoir" d'ingérence. Or, depuis ce matin, la question ne devrait pas manquer de se poser à nouveau après que la France, l'Espagne et le Royaume-Uni et l’Allemagne ont, tour à tour, reconnu l'opposant vénézuélien, Juan Guaidó, en tant que chef de l'Etat par intérim.  

En réalité, ce n'est pas véritablement une surprise dans la mesure où, la veille, le président élu Nicolas Maduro avait rejeté l'ultimatum de plusieurs de ces pays européens pour l'organisation d'un nouveau scrutin. Il n'en reste pas moins qu'on peut légitimement s'interroger à la fois sur les raisons qui conduisent aujourd'hui un certain nombre d'Etats dits "démocratiques" à intervenir ainsi dans les affaires intérieures d'un pays souverain (en l'occurrence le Venezuela), mais aussi les solutions qu’ils proposent pour mener à bien cette transition.

Crédits : Visactu

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Invité : Antoine Mégie, chercheur en science politique et spécialiste de la politique pénale pour les djihadistes.

Intervenants
  • Politiste, maitre de conférences à l’université de Rouen
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