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Des combattants syriens soutenus par les Turcs effectuent des manœuvres devant des tentes flanquées de drapeaux des Forces de protection du peuple kurde.

Le coup de poignard des Américains dans le dos des Kurdes

25 min

Les troupes américaines ont débuté ce matin leur retrait des secteurs proches de la frontière turque, dans le nord de la Syrie, ouvrant ainsi la voie à l'offensive militaire promise par Ankara, contre les forces kurdes, jusque-là alliées de Washington dans la lutte antijihadiste.

Des combattants syriens soutenus par les Turcs effectuent des manœuvres devant des tentes flanquées de drapeaux des Forces de protection du peuple kurde.
Des combattants syriens soutenus par les Turcs effectuent des manœuvres devant des tentes flanquées de drapeaux des Forces de protection du peuple kurde. Crédits : NAZEER AL-KHATIB - AFP

Depuis que le président américain avait lâché d'un Tweet, c'était en décembre dernier : "Mission accomplie en Syrie", nombreux étaient ceux à redouter ce scénario du pire, susceptible, si toutefois ce n'est déjà le cas, de laisser définitivement le pays en proie au chaos. Après que les forces américaines ont commencé, ce matin, à se retirer de zones aux abords de la frontière turque, Ankara s'est dit aussitôt déterminée à "nettoyer" le nord de la Syrie des "terroristes", en l'occurrence, la milice kurde des Unités de protection du peuple (YPG) qui, avec l'appui pourtant des Etats-Unis et d'autres pays occidentaux, avait été le fer de lance dans la lutte contre le groupe Etat islamique. Et voilà pourquoi, non seulement cette volte-face de Washington est perçue aujourd'hui comme comme un coup de poignard dans le dos par les kurdes, mais ce changement de cap risque, qui plus est, de bousculer de façon radicale la configuration militaire et politique de toute la région. En clair, beaucoup craignent que le terrain laissé libre par les Américains ne soit désormais récupéré par Turquie, mais aussi la Russie et le régime de Bachar el-Assad.  Quoi qu'il en soit, voilà plusieurs mois qu'Ankara menaçait de lancer une opération d'envergure contre les positions des YPG situées à l'est du fleuve Euphrate, afin de créer une zone tampon séparant les forces kurdes et la frontière turque. Et les Etats-Unis viennent d'ouvrir la voie à cette offensive, qui pourrait rapidement virer à la boucherie.

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Ludovine de la Rochère : "Ce sujet divise de la gauche jusqu’à la droite en passant par le centre, les positions sont diverses."
Ludovine de la Rochère, présidente de "La Manif pour tous", le 7 octobre 2019.
Ludovine de la Rochère, présidente de "La Manif pour tous", le 7 octobre 2019. Crédits : Nathalie Lopes - Radio France
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