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Une ligne du métro parisien fermée, à l'occasion de la grève à la RATP.

Gouvernement et syndicats fourbissent leurs armes avant la présentation de la réforme des retraites

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Au cinquième jour de mobilisation contre la réforme des retraites, les syndicats semblent plus que jamais déterminés à faire plier le gouvernement. Les partenaires sociaux doivent être reçus cet après-midi par le haut-commissaire aux Jean-Paul Delevoye et la ministre des Solidarités Agnès Buzyn.

Une ligne du métro parisien fermée, à l'occasion de la grève à la RATP.
Une ligne du métro parisien fermée, à l'occasion de la grève à la RATP. Crédits : CHRISTOPHE ARCHAMBAULT - AFP

À la veille d'une nouvelle journée de grèves et de manifestations et à l'orée d'une semaine déterminante pour la réforme des retraites, laquelle sera présentée dans son intégralité mercredi, rarement la bataille tant sociale qu'idéologique du quinquennat n'était apparue de manière aussi prégnante. En témoigne, tout d'abord, les consultations avec les ministres concernés et qui se sont succédées tout le weekend à Matignon, puis à l'Elysée. Ensuite, parce qu'un an an après la révolte des "gilets jaunes", les syndicats ont visiblement retrouvé du lustre, au point que l'exécutif, qui rêvait pourtant de dépasser les partenaires sociaux, les retrouve désormais, contraint et forcé, à sa table. Tous ont été conviés à une rencontre, cet après-midi, avec le haut-commissaire aux Retraites Jean-Paul Delevoye et la ministre des Solidarités Agnès Buzyn. Et enfin, parce que sur fond de grève quasi générale, pour la cinquième journée consécutive, dans les chemins de fer et les transports en commun, le gouvernement se retrouve aujourd'hui dans la position délicate de devoir prévenir le risque de surenchère sociale, probablement avec quelques concessions, mais sans pour autant se décrédibiliser auprès de son socle politique, à quelques mois seulement des prochaines échéances électorales. Ou quand l'exécutif semble pris aujourd'hui dans un étau infernal. Preuve, d'ailleurs, de cette fébrilité, le déjeuner de calage prévu, ce matin, à l'Elysée, en présence des ministres chargés du dossier et de plusieurs dirigeants de la majorité a été reportée à demain soir.

Invité de la rédaction : François Hommeril, président de la CFE-CGC.

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François Hommeril : "C’est une réforme inutile et dangereuse."
François Hommeril, président de la CFE-CGC, le 9 décembre 2019
François Hommeril, président de la CFE-CGC, le 9 décembre 2019 Crédits : Nathalie Lopes - Radio France

Il nous semble que le vrai projet derrière tout ce qui a été dit, tous les éléments de langage, est bel et bien de faire diminuer le volume des retraites par répartition dans le PIB. D'en faire une annexe du budget et, par l'intermédiaire du calcul et du vote du point, de faire diminuer ce volume là de 14%, peut-être à horizon dix, vingt, trente, quarante ans, à 10%, voire inférieur. Et de compenser ce qu'il manque en ouvrant à un régime par capitalisation.            
François Hommeril

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Sanna Marin assiste à un événement du parti SDP à Helsinki le 8 décembre 2019.
Sanna Marin assiste à un événement du parti SDP à Helsinki le 8 décembre 2019. Crédits : Kimmo Brandt / EPA / Newscom - Maxppp
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